Insurance innovators – Le futur de l’assurance 2017

futur de l'assurance 2017

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Insurance Innovators (une émanation de Market Force, dont j’avais déjà fait l’écho ici d’un de leurs rapport sous le même titre) vient de publier le futur de l’assurance 2017 (Future of General Insurance Report 2017).

7 thèmes sont abordés (pour plus de lisibilité j’ai séparé en plusieurs pages):

  • Innovation et disruption
  • Un environnement réglementaire en pleine évolution
  • Le futur de la souscription et de la tarification
  • Les services à valeur ajoutée
  • Toucher la génération Millenial
  • L’assurance à l’ère de l’intelligence des Machines
  • La fraude dans un monde connecté.

Rédigé en partenariat avec le Chartered Insurance Institute, et sponsorisé par IBM, Sas et Smart Communications, ce rapport se veut générique, mais de qualité. Market Force considère que les assureurs sont prêts à innover et se transformer pour garder le rythme avec les assurtechs, mais que le rythme de la transformation est encore trop lent. Un conseil: Agir, et dès maintenant! Continuer la lecture de « Insurance innovators – Le futur de l’assurance 2017 »

BAIN – Fidélisation de l’assuré par les écosystèmes

fidélisation de l'assuré par les écosystèmes

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Le cabinet de conseil en stratégie Bain a publié en septembre son rapport annuel sur les consommateurs de produits d’assurance grand public (Auto, MRH, Santé et Vie). L’étude porte sur l’analyse internationale (20 pays) de 172000 clients, leur pratique, leurs comportements et s’intéresse en particulier à la fidélisation de l’assuré par les écosystèmes.

Plus précisément, l’objectif de Bain est d’analyser plus en détail ce dernier point. En effet, le postulat de départ est simple :

  • les clients changent en moyenne de contrat d’assurance tous les 3 à 6 ans
  • plus de moitié des assurés n’ont eu aucun contact, quel qu’il soit avec leur assureur dans les 12 derniers mois.

Ainsi, comment est-il possible d’exploiter le levier de la fidélité pour attirer ou retenir de nouveaux assurés. Continuer la lecture de « BAIN – Fidélisation de l’assuré par les écosystèmes »

Lemonade ou la décomposition de la chaine de valeur

décomposition de la chaine de valeur

L’assureur états-unien Lemonade, dont je parle régulièrement et dont je suis les travaux avec attention, vient d’ouvrir des accès via des api à ses services. Le très bon blog C’est pas mon idée a notamment relayé l’information il y a quelques jours, mais il me semble qu’un point n’a pas été suffisamment mis en avant: la décomposition de la chaine de valeur.

Rappel sur la proposition de Lemonade

Généralités

Lemonade a décidé d’ouvrir des « API » (Application Programming Interface) vers son système. En clair, l’idée est de permettre à des tiers de s’interfacer directement avec leur outil de souscription ou de gestion avec une simplicité extrême.

L’objectif est donc de permettre à tout développeur ou toute personne qui propose un service ou la vente d’un bien pouvant être concerné par une assurance d’en bénéficier directement dans les applications ou sites web natifs. Ainsi, il est possible de s’épargner des échanges parfois longs ou compliqués entre un intermédiaire et l’assureur. Finies les négociations et demandes d’informations complémentaires.

2 solutions d’intégration

Lemonade met à disposition 2 solutions:

  • Une intégration simple en une ligne de code du bot Lemonade qui collecte les informations nécessaires à la tarification.

  • Une intégration plus complète, sans couture visible, dans le processus cible.

 

Dans les 2 cas, c’est bien un accès direct aux produits que propose Lemonade, et cela a des conséquences diverses.

Une décomposition de la chaine de valeur

Distributeurs vs porteur de risque

La première conséquence visible est la différenciation stricte entre les distributeurs et les porteurs de risques, ce que j’appelle la décomposition de la chaine de valeur.

En effet, cela signifie que, dans le modèle envisagé par Lemonade, ils ne se voient plus comme des distributeurs et renvoient cette fonction à des tiers. On retrouve un modèle nouveau, de spécialisation de chacune des étapes de la chaine réparties entre différents acteurs:

  • Les porteurs de risques, les assureurs,
  • Des distributeurs / souscripteurs,
  • Des gestionnaires contrats et / ou sinistres.

Cette liste n’étant évidemment pas exhaustive.

Cette nouvelle modélisation est à mon sens une nouvelle méthode de fonctionnement pour l’avenir, qui existe déjà en partie à travers les réseaux de distribution ou les délégataires de gestion. En revanche, jusqu’à maintenant, l’assureur restait maître du processus et sous traitait tout ou partie de ses activités. Désormais, dans le cas de Lemonade, l’assureur est ramené à sa portion congrue de porteur de risques. Charge à d’autres acteurs de s’assurer de la distribution, et cela soulève une autre conséquence.

L’assurance, un produit qu ne se vend plus

On assiste donc à un changement de paradigme. L’assurance n’est donc plus un produit qui se vend, que l’on distribue.

C’est au contraire un produit que l’on vient acheter, lorsque l’on en a le besoin. Cette notion de besoin est fondamentale dans un postulat de couverture d’une satisfaction client. C’est le premier pas vers la notion de « customer-centricity » (orientation client en bon français).

Cela parait anecdotique, mais c’est finalement très significatif, car les conséquences sont multiples. Entre autres:

  • Les offres doivent être adaptées pour le besoin
  • Les procédures et outils doivent être fluides
  • Le service doit être impeccable.

Si l’on cherche à extrapoler la cible, les enjeux résident donc dans la connectivité entre différents acteurs et donc l’ouverture des outils.

Nous savions déjà que Lemonade souhaitait fixer de nouveaux standards de marché, mais nous découvrons progressivement quelques unes de leurs idées!

Cap Gemini – World insurance report 2017

world insurance report 2017

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Cap Gemini a publié mi-septembre, en partenariat avec Efma, son rapport annuel sur l’assurance: « world insurance report 2017« . Celui-ci s’appuye sur un sondage international (Capgemini’s voice of customer) et s’intéresse cette année à 3 aspects:

  • La génération Y et son appétence pour les solutions digitales,
  • La notion de « Moment de Vérité » (« Moment of truth », les moments qui font basculer l’opinion d’un client sur sa compagnie d’assurance)
  • La coopération grandissante entre assurtechs et assureurs traditionnels qui permet d’exploiter les atouts des 2 types de structures.

Ainsi, et nous sommes en phase avec cette idée, il n’est plus seulement nécessaire d’investir dans l’innovation, mais il faut investir correctement. Continuer la lecture de « Cap Gemini – World insurance report 2017 »

Xerfi – Video fintech nouveaux entrants

fintech nouveaux entrants

Je voulais revenir sur une petite vidéo qui date un peu (2015), mais qui n’a, sur le fond, pas perdu sa pertinence. Elle s’intitule « Fintech Nouveaux entrants dans la banque et la finance« . Elle est présentée par Aurélien Duthoit, directeur des synthèses Precepta.

Xerfi-Canal-Precepta publie régulièrement des vidéos de très bonne qualité en faisant intervenir des experts de tous bords pour commenter l’actualité ou des sujets de fond. Continuer la lecture de « Xerfi – Video fintech nouveaux entrants »

World Economic Forum – Beyond fintech

beyond fintech

Le World Economic Forum (WEF, bien connu comme l’organisateur du forum annuel de Davos) vient de publier le 3ème volet d’une étude passionnante sur le potentiel de transformation des fintechs sur les services financiers. Le titre d’origine est « Beyond fintech – A Pragmatic Assessment Of Disruptive Potential In Financial Services ». Depuis fin 2014, le WEF s’intéressait à ce sujet et cherchait à savoir dans quelle mesure tous les intervenants du secteur allaient être touchés. 2 phases d’analyses ont donné lieu à différents rapports (Note: j’en ferai des notes dédiées à l’occasion!):

Ce troisième rapport cherche donc à répondre à 3 questions:

  • Quelles sont les innovations qui ont eu le plus d’impacts sur les services financiers depuis 2015, et quelles sont celles, prometteuses, qui ont échoué à produire un impact?
  • Comment ces innovations modifient la manière dont les services financiers sont organisés et structurés, ou seront consommés dans le futur?
  • Quelles sont les conséquences plus globales de ces innovations sur le système financier?

beyond fintech

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Accenture – The rise of insurtech

rise of insurtech

Le fameux cabinet Accenture publie un petit rapport intitulé « The rise of Insurtech« , ou en français « La montée en puissance des assurtechs ». Celui-ci a été conçu avec leur équipe dédiée à ce sujet, basée à Londres, au sein du Fintech innovation Lab. Accenture part du constat que le monde de l’assurance bouge de plus en plus vite. De plus, les assureurs ne considèrent pas les startups dites de l’insurtech / assurtech comme de véritables concurrent. Accenture propose donc un tour d’horizon de ce secteur.

rise of insurtech Continuer la lecture de « Accenture – The rise of insurtech »

PwC – Top Issues Insurtech

Le cabinet PwC a publié en mars 2016 un petit rapport (Top Issues insurtech) intitulé « Insurtech : a golden opportunity for insurers to innovate ». Celui-ci part d’un constat simple : le secteur de l’assurance a très peu évolué durant tout le siècle dernier, mais depuis moins d’une décennie, de nombreuses innovations sont venues bouleverser les business models, avec notamment 3 axes :

  • Attentes des clients : Les nouvelles technologies et les possibilités de comparaison ont aiguisé les attentes des clients en matière d’assurance
  • Rythme des innovations : le rythme s’accélère considérablement avec l’arrivée de nouvelles technologies et de nouvelles solutions.
  • Startups : Les barrières technologiques à l’entrée du secteur de l’assurance tombent progressivement avec l’ouverture des données et permettent à de nouveaux acteurs d’intervenir.

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