ACPR – Révolution numérique de l’assurance

révolution numérique de l'assurance

L’ACPR, l’organe de référence du secteur de la banque et de l’assurance publie un rapport sur la révolution numérique de l’assurance. Ces équipes sont d’ordinaire plus habituées aux mises en garde et aux rappels à la réglementation. S’ils estiment nécessaire de publier à ce sujet, il est intéressant de se pencher sur le contenu de ce rapport, pour voir ce qu’il peut apporter à la discussion. Continuer la lecture de « ACPR – Révolution numérique de l’assurance »

Assurance et smart homes: vers un contrôle du logement?

assurance et smart homes

Le Frankfurter Allgemeine Zeitung a publié fin janvier un article de Philipp Krohn autour du lien ténu qui peut exister entre l’assurance et les objets connectés. Plus précisément, il s’agit ici de mieux appréhender si le lien entre assurance et smart homes, le contrôle du logement et les business models ou services associés qui pourraient être utilisés.

L’article a été publié en allemand, et je remercie ici vivement Marie-Elise Maniez qui m’en a fourni une traduction. Nous la retrouverons très prochainement pour un retour d’expérience sur l’intrapreneuriat!

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Les 25 insurtechs 2018 d’Oxbow Partners

25 insurtechs 2018

Oxbow Partners est un cabinet de conseil britannique, dédié pour le monde de l’assurance. Plus spécifiquement, ils sont spécialisés sur les sujets qui bouleversent le monde de l’assurance, à travers 3 points d’entrée: stratégie, digital, et M&A. Ils viennent de publier un rapport intitulé « Les 25 insurtechs 2018« .

Préambule

Je partage le point de départ d’Oxbow Partners, selon lequel il n’y a pas de critère fiable de comparaison des insurtechs actuellement.

Certains s’intéressent aux fonds levés. Toutefois, j’estime que financièrement parlant, lever des fonds n’est pas nécessairement un critère positif pour une startup. En effet, si c’est nécessaire pour passer des caps, cela peut signifier qu’elle ne peut financer sa croissance seule.

J’ai pris le parti de les classer en fonction de leur apport à la chaine de valeur métier, mais c’est tout autant discutable, car je ne tiens pas compte de leur soutenabilité économique.

Bref, Oxbow Partners a réalisé sa sélection selon les critères suivants:

25 insurtechs 2018

 

Par ailleurs, ils reprennent un concept désormais communément admis: les insurtechs aujourd’hui ne sont plus seulement des distributeurs (B2C), mais sont des facilitateurs ou accélérateurs en B2B.

Dernier élément intéressant, représenté sous le schéma ci-dessous, ils considèrent qu’après l’abandon d’une phase de compétition, au profit de la collaboration entre grands groupes et insurtechs, on devrait voir réapparaître prochainement une compétition d’un autre genre. Cela s’expliquerait, selon Oxbow Partners, en cas d’insuffisant engagement des assureurs.

La sélection des 25 insurtechs 2018

25 insurtechs 2018

Les startups sélectionnées appartiennent à 4 catégories:

  • Distribution: Ces acteurs recherchent des clients finaux et ont besoin d’assureurs ou réassureurs pour leur fournir des produits
  • Data & analytics
  • Operations
  • Sinistres et fraude

Ces 3 dernières catégories sont des acteurs qui ont besoin d’assureurs comme clients.

Voici la sélection présentée différemment.
25 insurtechs 2018

Les dernières pages du rapport présentent une synthèse en 1 ou 2 page pour chacune des solutions retenues.

Otoconnect – L’intermédiaire des données du véhicule

otoconnect

Lorsque l’on s’intéresse aux objets connectés des véhicules, ou plus techniquement ce que l’on appelle la télématique, une problématique majeure apparait: l’exploitation des données! La startup Otoconnect s’intéresse à ce segment et travaille sur la mise à disposition de multiples connecteurs, autour d’une première cible, la portabilité des contrats dans le cadre du règlement RGPD. Continuer la lecture de « Otoconnect – L’intermédiaire des données du véhicule »

Zelros: Augmenter l’humain par l’intelligence artificielle

augmenter l'humain par l'intelligence artificielle

On entend tout et n’importe quoi à propos des impacts à prévoir du développement de l’intelligence artificielle, de la destruction du travail jusqu’à la peur d’une sorte de grand remplacement. Si certaines de ces craintes ne sont pas inutiles, tentons d’apporter un peu de lumière sur ce terrain par l’exemple de Zelros, qui tente avec sa solution, non pas de le supprimer, mais plus intelligemment d’augmenter l’humain par l’intelligence artificielle.

Quelques erreurs sur l’intelligence artificielle

Il est indéniable que les intelligences artificielles (Note: je préfère le traiter au pluriel, du fait de la diversité des situations) sont d’une part en train de se structurer et de devenir de plus en plus performantes et d’autre part vont bouleverser notre quotidien. On ne compte plus les articles qui traitent de ce sujet, depuis les technologies en présence jusqu’aux impacts potentiels sur l’économie. Je voudrais revenir sur 2 idées qui me frappent couramment et que je considère comme des erreurs.

L’IA et l’emploi

On entend fréquemment dire que l’IA va faire disparaître l’emploi. Il s’agit ici de faire une distinction entre emploi, travail, et métier! Selon moi, il n’est pas question (dans un premier temps au moins) que l’IA fasse disparaître l’emploi, ni le travail, mais plutôt un certain nombre de métiers.

Prenons l’exemple de Fukoku Mutual Life Insurance qui, en déployant un robot Watson d’IBM a réduit significativement sa masse salariale. C’est en effet l’exemple le plus fréquemment utilisé. Watson est capable de réaliser un certain nombre de tâches qui constituaient jusqu’alors l’intégralité de certains métiers. Autrement dit, l’automatisation de ces tâches implique naturellement la disparition des métiers concernés.

Si les entreprises ne s’arrêtent qu’à une première lecture (strictement financière, au sens négatif du terme), elles peuvent supprimer les emplois associés. En revanche, c’est à mon sens un point de vue très court termiste, car les emplois vont plutôt avoir tendance à se transformer. Les chiffres indiquent plutôt que 60% des métiers de 2030 n’existent pas encore. On voit clairement que ces nouveaux métiers seront couverts par des emplois. Il existe toutefois une question de transition à gérer, et c’est pourquoi on ne cesse de répéter (et je le dis également à mes étudiants) qu’on ne cherche plus des gens bien formés, mais des gens capables d’apprendre!

Intelligence artificielle en opposition à intelligence humaine

Selon certains, l’IA serait nécessairement opposée à l’humain, qu’elle pourrait remplacer intégralement. Il est vrai de dire que la technologie va de plus en plus loin et qu’il est inquiétant de voir qu’elle est utilisée parfois à mauvais escient.

En revanche, je reste persuadé que l’intelligence émotionnelle d’un être humain restera nécessaire dans un certain nombre de relations humaines. Autrement dit, il ne s’agit pas d’envisager le remplacement de l’humain par la machine, mais bien de l’amélioration de l’humain par la technologie. Je parle d’amélioration intellectuelle et non de transhumanisme ici.

La solutions de Zelros

Zelros est une startup française. J’ai eu l’occasion de rencontrer son CEO Christophe Bourguignat lors de l’événément Insurection by April à Lyon en novembre 2017. J’avais été agréablement surpris par sa solution et les opportunités que cela peut ouvrir pour l’avenir.

L’humain augmenté

Pour faire simple et utiliser un exemple parlant, le postulat de Zelros gravite, dans un premier temps, autour du conseiller téléphonique. La démarche de réponse à un client par téléphone aujourd’hui réside essentiellement dans 2 aspects: les compétences et connaissances du conseiller, la rapidité des outils et la simplicité de navigation. Or, il s’avère fréquemment que le turn-over de ces équipes d’une part, ou les insuffisances des outils d’autres part, rendent difficile cet exercice.

Zelros propose alors d’améliorer l’information à disposition du conseiller en lui proposant des pistes en fonction:

  • de la situation du client: lors de l’appel, sa fiche client remonte en visibilité, et Zelros identifie des pistes de ventes additionnelles en fonction de situations apprises auprès d’autres clients
  • de l’historique du client: Zelros peut identifier que ce client a déjà appelé 3 fois en 3 jours et on peut supposer qu’il est mécontent, et peut en informer le téléconseiller pour lui proposer une démarche associée
  • des objectifs commerciaux de l’entreprise

Ce ne sont que quelques exemples, mais qui donnent une première idée de ce qui peut être fait. Il s’agit donc de proposer la prochaine « bonne action » à faire auprès d’un client en fonction de la probabilité de transformation / satisfaction autour de cette action.

Une interface extensible

Plus généralement, la technologie déployée par Zelros est plutôt bien pensée. En effet, elle s’appuie sur un certain nombre de connecteurs, d’API ou de web services vers des outils existants. Ainsi, il n’est pas utile de modifier en profondeur le SI existant pour exploiter cette technologie. Il est par ailleurs possible de progressivement connecter de nouvelles solutions pour étendre les compétences de l’outil.

De plus, l’outil peut être contacté par un simple messenger, qui se charge de mettre à disposition toutes les informations par une même interface!

Autrement dit, nous avons une possibilité ici d’augmenter nos salariés pour les faire monter en capacité de satisfaire les clients (à défaut de toujours pouvoir les faire monter en compétences).

Conclusion sur le principe d’augmenter l’humain par l’intelligence artificielle

La solution de Zelros commence à trouver une certaine reconnaissance et expertise sur le marché. Je ne doute pas que cela continue de décoller dans les mois à venir. La double intégration dans la Microsoft AI Factory de Station F et dans l‘incubateur Swave en janvier vont donner un coup d’accélérateur certain!

Ainsi, avant d’envisager l’intelligence artificielle comme source de tous les maux, il paraît sensé de s’intéresser à ses apports dans la vie quotidienne et comment elle nous permet d’être meilleurs dans ce que nous faisons.

La technologie reste avant tout un outil, et comme le silex qui a permis d’améliorer le processus de la chasse, l’IA permettra d’améliorer les processus de gestion!

Note: Je ne cherche pas à mettre sous silence les risques potentiels de l’intelligence artificielle à moyen ou long terme. J’estime qu’il faudra une réflexion globale et coordonnée. Le gouvernement a d’ailleurs mandaté sur le sujet Cédric Villani, l’un de nos experts français, qui se trouve en plus être député! Toutefois, il serait illusoire de penser que nous pouvons arrêter l’histoire. Il convient donc de l’accepter et de l’orienter du mieux que nous pouvons!

Panorama insurtechs – 5 février 2018

panorama insurtechs

La mise à jour de mon panorama insurtechs continue avec 13 ajouts le 5 février 2018. Vous trouverez la mise à jour ici. Ce sont désormais 136 startups qui sont documentées, provenant de 19 pays.

Ajouts au Panorama Insurtechs du 5 février 2018

Au menu des ajouts d’aujourd’hui:

  • Mi Compi: Comparateur d’assurance pour animaux de compagnie, Connaissance des besoins et inquiétudes des propriétaires d’animaux.
  • Traity: Garantie de réputation online, Améliore la confiance à donner à un utilisateur sur internet et réduit le risque de fraude en pénalisant le client concerné.
  • Brokalia: Assurance affinitaire de communautés, avec un premier produit destiné aux gestionnaires de parc immobilier.
  • Clicksurance: Création et distribution en ligne de produits sur-mesure.
  • Blue Yonder: Initialement dédiée au retail, cette solution d’intelligence artificielle, alliée au machine learning permet de proposer des prédictions d’offres, Optimisation de prix en direct.
  • Allo Media: Cookie vocal, Développer les ventes, Réduire le churn, Solution de Call Tracking Intelligent qui analyse et relie en temps réel le parcours client aux motifs d’appels entrants.
  • Bandboo: Assurance collaborative qui propose un cash-back sur la partie de prime non utilisée.
  • Insure Pal: Assurance collaborative fondée sur un système de recommandation, et supportée par une technologie blockchain.
  • Ezytrack: Solution de gestion de flottes via télématique embarquée.
  • Sentisum: Utilisation de l’intelligence artificielle, du machine learning pour améliorer l’expérience utilisateurs, réduire l’attrition et traiter intelligemment les moments de vie, Plateforme d’Insight as a service.
  • Jetty: Simplification de l’assurance habitation en s’intéressant au besoin intégral du client sur l’habitation, et notamment en contournant le dépôt de garantie.
  • Baloon: Souscription simplifiée pour s’adapter aux besoins des pays d’Afrique: 1 photo = 1 devis, 3 photos = 1 assurance.
  • Revolut: Assurance voyage et mobile simplifiée, bon marché et souscription rapide.

Contactez-moi si vous n’apparaissez pas encore dans le panorama insurtechs!

Revue de presse du 30 janvier 2018

revue de presse du 17 avril 2018

Voici un petit tour d’horizon des articles qui ont attiré mon attention et méritent d’apparaître dans la revue de presse du 30 janvier 2018!

Une expérimentation étonnante de la CPAM

Liens: L’article d’origine sur L’express, qui a fait des vagues, dont celle-ci dans Le monde.

La question des données personnelles et a fortiori des données de santé est ô combien sensible en France. Les acteurs du marché sont par ailleurs très focalisés sur ces questions dans un contexte d’arrivée du règlement RGPD. Pour autant, c’est le moment choisi par la Sécurité Sociale pour tenter une initiative réellement hors du commun. Pour tenter de lutter contre l’absentéisme, la Sécurité Sociale a communiqué à des entreprises, dont le taux d’absentéisme était 4 à 5 fois supérieur à la moyenne, les motifs des arrêts de travail, et en 1er lieu ceux liés aux TMS (Troubles musculo squelletiques) et ceux des RPS (Risques Psycho Sociaux).

L’objectif affiché, en accord avec les organisations syndicales, est d’inciter l’entreprise à s’interroger sur les pratiques, et d’envisager des solutions de prévention en amont.

Nous sommes ici dans une démarche très intéressante d’exploitation de données de santé à des fins de prévention! Le croisement des sources permet désormais ce type d’analyses, et il est intéressant de noter que la ni la CNIL, ni les syndicats ne se sont opposés à la démarche, ce qui montre la qualité de l’exercice!

Affaire à suivre d’ici quelques mois, avec les 1ers résultats de l’essai et une extension des entreprises concernées.

Extension de l’intelligence artificielle de Google à Paris

Liens: Articles de Jean-Christophe Gilbert, qui relaie les articles Engadget et Bloomberg.

A la suite de son passage à Paris sur la route de Davos, Sundar Pichai, pdg de Google a annoncé sa volonté de renforcer, à Paris, son équipe dédiée à l’intelligence artificielle. La France se positionne donc comme un véritable acteur en devenir sur le sujet.

Plus intéressant, il s’avère que l’offre de Google tend vers une offre Saas, sur étagère, destinée à être accessible à tout un chacun, même sans savoir coder. C’est l’objectif de Cloud AutoML vision (ML pour machine learning).

Note: Il y a un essai gratuit, je note dans ma todo d’aller faire un essai pour vous! Si vous avez un cas d’usage (pourquoi pas les photos de déclaration de sinistre) faisons le ensemble !

L’intelligence émotionnelle, ou le complément à l’intelligence artificielle

Lien: http://www.propertycasualty360.com

Un rappel sur ce qu’est l’intelligence émotionnelle et comment elle apparaît désormais essentielle! Dans un contexte où l’intelligence artificielle semble prendre de plus en plus de place, il est intéressant de suivre un sujet pour lequel le rôle de l’humain semble rester nécessaire!

The event to be

Novarica et l’IOT insurance observatory proposent un webinar sur leurs recherches le 28 février:

Inscriptions ici!

Deecide – Enchères inversées d’assurance

encheres inversées d'assurance

Deecide est l’un des 3 acteurs du monde de l’insurtech belge (avec Qover et Seraphin). C’est un acteur qui mérite d’être signalé dans la relation qu’il tente d’imposer dans la distribution d’assurance en Belgique. J’ai eu l’occasion de les avoir au téléphone il y a quelques temps, j’en profite pour relayer un peu de précisions sur leur contenu.

Contexte

La société a été créée par Gilles Meignin et Antoine de Beys.

Comme beaucoup d’entrepreneurs, c’est après une expérience dans le monde de l’assurance que les 2 co-fondateurs se lancent. Ils connaissent donc très bien le métier, et le contexte belge, légèrement différent de la France. En effet, la part du courtage en Belgique y est bien plus importante, de l’ordre de 70 à 80% du volume d’affaires.

Une levée de fonds à l’été 2017 a permis de lancer le site à l’automne.

Après quelques jours de lancement et une campagne de communication télé, le site comptait déjà près de 700 personnes inscrites, ce qui était un début prometteur.

Offre / Promesse

Le site propose un système d’enchères inversées d’assurance.

  • Un assuré qui souhaite trouver un nouveau contrat se crée un compte et se connecte;
  • Il crée sa demande en détaillant le contenu de son profil et du risque à couvrir, comme sur n’importe quel deviseur ou comparateur en ligne;
  • Sa demande est publiée une dizaine de jours sur le site;
  • Dans un 1er temps, l’intermédiaire actuel déclaré de l’assuré a l’exclusivité pour ajuster la proposition de son propre assuré;
  • Si aucun accord n’est trouvé, les partenaires assureurs (maisons mères, agents, courtiers, etc) ont la possibilité de venir proposer une offre;

encheres inversees d'assurance

  • Les assureurs qui ont fait une proposition ont la possibilité de voir les réponses des autres et éventuellement de surenchérir (prix, service);
  • L’assuré peut « deecider » l’offre qui lui semble la plus pertinente pour son besoin.

Tout au long de ce processus, une messagerie interne permet à l’assuré d’échanger facilement avec les assureurs qui répondent.

Mon avis sur les enchères inversées d’assurance par Deecide

Je craignais que la solution ne soit trop proche d’un simple comparateur. En revanche, là où le comparateur ne met souvent en avant que le prix, Deecide laisse la place pour mettre en avant des services additionnels ou le contenu des offres en termes qualitatifs.

Toutefois, à mon sens, Deecide rentre dans la catégorie des améliorations ou accélérateurs que les assureurs peuvent ou pourraient déployer s’ils prenaient la peine de s’intéresser aux usages, demandes et expériences de leurs clients. N’attendons donc pas de Deecide de révolutionner la distribution d’assurance, mais bien de participer à établir un nouveau standard de marché.

Gras Savoye – Les marchés de l’assurance 2018

marchés de l'assurance 2018

Le courtier Gras Savoye, appartenant au Groupe Willis Towers Watson, a publié en septembre 2017 une note de conjoncture intéressante sur la transformation des métiers de l’assurance 2018. Ils reviennent donc, par ligne business sur les tendances en cours.

Généralités

Globalement le marché de l’assurance français est plutôt stable:

  • Le marché mondial est en léger repli
  • La France reste un marché important (5ème acteur mondial), avec un peu plus de 200Mds d’euros de primes
  • L’assurance de personnes représente 75% de ce chiffre, et voit une progression des primes prévoyance
  • L’assurance de biens est sujette à une forte concurrence, et subissent une hausse importante de la sinistralité, qui affecte les résultats techniques. C’est dû notamment aux événements climatiques.

Dans le détail des marchés de l’assurance 2018

En bref

Vue la richesse du rapport, il est compliqué de le synthétiser, et je préfère vous suggérer de vous y référer si besoin est. Je préfère donc vous présenter le plan!

marchés de l'assurance 2018 marchés de l'assurance 2018

Chaque thématique est traitée selon 5 axes:

  • Capacité / Appétit
  • Prix
  • Franchises
  • Garanties
  • Souplesse

Quelques points essentiels à retenir

  • 3 alternatives au transfert de risques sont présentées:
    • Assurance structurée: qui permet de couvrir les conséquences sur plusieurs exercices des risques nouveaux ou complexes. (terrorisme, pandémies, grêves, etc.)
    • Assurance paramétrique: ou index-based insurance, dont j’ai déjà beaucoup parlé ici
    • Approche mutli-line / Multi-year: qui permet de réduire la volatilité
  • Les polices D&O (Dirigeants) continuent d’évoluer et de s’adapter à des risques très changeants. Le sur-mesure est de mise sur ce marché rentable et dynamique (nouvelles réglementations, risques cyber, etc qui accroissent les risques pour les dirigeants).
  • L’intérêt va croissant pour les garanties combinées fraude / cyber, bien que ces montages ne permettent pas toujours d’obtenir les meilleures propositions. Note: On comprend en creux que les clients cherchent à tout prix à se couvrir contre un risque méconnu, mais perçu comme critique.
  • Les produits Kidnap & Ransom sont en plein essor, du fait d’un contexte géopolitique international parfois hasardeux.

Conclusion: Mon avis

Ce rapport est une mine d’information, très technique, mais essentiel à une bonne compréhension de la complexité des risques lourds. A déconseiller sur la table de chevet, mais impérativement sous le coude!

En creux, on y voit apparaître, comme souvent, les produits d’assurance qui pourraient demain se généraliser. Les tendances observées, notamment sur le cyber, la fraude ou les aspects réglementaires sont en ce sens de bons indicateurs du futur.

Revue de presse du 15 janvier 2018

revue de presse du 17 avril 2018

Voici un petit tour d’horizon des articles qui ont attiré mon attention et méritent d’apparaître dans la revue de presse du 15 janvier 2018!

O’Reilly offre des livres sur la data et l’intelligence artificielle

Le fameux éditeur de livres sur les domaines de l’informatique met à disposition une bibliothèque de 80 de ses publications sur le big data, l’intelligence artificielle et les data science, publiés entre 2012 et 2016. Détail essentiel: le téléchargement est gratuit, en pdf, epub ou mobi.

N’oubliez pas: quand c’est gratuit, c’est vous le produit! O’reilly demande vos nom, prénom et mail pour télécharger, mais rien ne vous oblige à saisir les vrais…

revue de presse du 15 janvier 2018

Des accidents de la route pas si accidentels

Mathieu Grossetête est chercheur au centre universitaire de recherche sur l’action publique et le politique. Il nous propose dans le Monde Diplomatique une lecture tout à fait intéressante de l’accidentologie en voiture.

Il y apparaît que les politiques de préventions de la Sécurité Routière atteignent peut-être désormais leurs limites car elles sont mal ciblées! Ou quand l’art de l’analyse des données devient essentiel pour mieux maîtriser un phénomène, et le traiter correctement!

Article passionnant à lire, qui nous fait repenser la notion d’analyse des risques, la perception des événements. Enfin, cela nous invite tout simplement à changer de manière de penser.

revue de presse du 15 janvier 2018

Typologies de wearables

Evan Kirstel, l’un des leader d’opinion de la santé connectée nous propose un panorama des typologies d’objets connectés pour la santé. Celui-ci va un peu plus loin que l’habituel dichotomie montre et bracelet vs balance!

revue de presse du 15 janvier 2018

Deloitte: collaboration humain – machines

Un visuel d’une étude Deloitte, trouvé sur Twitter, donne une lecture intéressante de la relation symbiotique qui peut se développer entre humains et machines. Tout cela grâce au service du service rendu!

revue de presse du 15 janvier 2018

Axa et la télémédecine

Jacques de Peretti, CeO d’Axa en France a annoncé cette semaine le lancement de la télémédecine dans les entreprises et l’ouverture du service à des experts.

Le second service est l’extension du service actuel (que j’ai eu l’occasion de tester à titre personnel et qui est très bien). En revanche, le premier suppose des investissements majeurs et questionne autour du modèle choisi par Axa.

La question du danger, posé par Olivier Harmant, n’est à mon sens pas pertinente.

revue de presse du 15 janvier 2018

Cependant, quel est le retour sur investissement de ce modèle pour un assureur complémentaire? En effet, une téléconsultation à la charge de la complémentaire suppose une prise en charge de coûts supérieure à la part habituelle. Afin d’être intéressant financièrement, un tel service nécessite d’être soit moins cher que la consultation normale, soit de réduire les risques. Pour l’instant, la téléconsultation est vecteur d’image de marque et porteur d’une ligne de démarcation vis à vis de la concurrence. Toutefois, quand tout le monde le fera, il faudra envisager le business model qui va avec!

Enfin, cela ne devrait-il pas être le rôle d’une plateforme intermédiaire? Celle-ci mettrait à disposition ce service et chercherait l’assureur qui y répond. Au contraire ici, c’est porté directement par une assurance complémentaire? En creux, qu’est ce que cela dit de notre assurance santé publique? Un grand nombre de questions, peu de réponses pour l’instant!