Cap Gemini – World Insurance Report 2018

world insurance report 2018

English version here


Cap Gemini et Efma ont publié leur rapport annuel intitulé World Insurance Report 2018 la semaine dernière. Ce rapport est habituellement l’occasion d’un tour d’horizon intéressant sur ce qui se passe sur le marché. J’avais rédigé un article sur la version 2017 de ce rapport. Que faut-il retenir de cette édition ?

Points à retenir du World Insurance Report 2018 de Cap Gemini

Du fait de la longueur, l’article est séparé en 3 pages, pour chacun des chapitres.

Si les résultats de l’étude apporte des chiffres bienvenus, le contenu du World insurance report 2018 est malheureusement très fouillis et ne donne pas vraiment de lecture propre à expliciter la situation.

Accélérer la transformation digitale

Un nécessaire rattrapage ?

world insurance report 2018L’assurance se positionne 3ème au classement du score d’expérience client (Note: aucune explication n’est fournie sur la mesure de cet indicateur). Ce chiffre apparaît comme très bon. En revanche, dès lors que l’on s’intéresse à la note d’expérience client positive, le résultat se dégrade. C’est notamment le cas en comparant les résultats avec le secteur bancaire.

world insurance report

Il semble donc clair que l’assurance doit opérer un rattrapage sur ces questions là. Le rapport cite par exemple la meilleure capacité des banques a exploiter la technologie pour bénéficier des points de contacts avec les clients. (Note: Certes, mais il est indéniable et bien connu que l’assurance connaît un déficit naturel de points de contacts avec la banque, les enjeux ne sont donc pas les mêmes: pour la banque les exploiter, pour l’assurance les générer…).

En poussant l’analyse sur la satisfaction autour des services essentiels, un écart significatif apparaît sur la simplicité d’utilisation: 36% de satisfaits par rapport à 47% dans la banque! L’écart est également important en ce qui concerne la rapidité du service.

world insurance report 2018

Variations régionales

Des variantes régionales existent, notamment si l’on compare les niveaux de satisfaction entre l’Europe et l’Amérique du Nord. Si les Français sont d’éternels insatisfaits, ce n’est pas le cas de tous les Européens. L’écart est d’ailleurs suffisamment important pour que cela attire l’attention!

Le digital, un levier pour casser les limites traditionnels sur les interactions avec les clients

La communication via les canaux digitaux est désormais bien intégrée, et c’est désormais le mobile qui prend de l’importance! 40% des interrogés considèrent qu’une application mobile est un canal important.

world insurance report 2018

Parmi les arguments invoqués, celui, classique de la facilité (car commun à pleins d’autres usages de la vie quotidienne) et l’autre plus nouveau sur la personnalisation et les services individualisés.

L’adoption du digital est un facteur essentiel et ouvre de nouveaux horizons pour l’assurance. Tout d’abord cela génère une augmentation du nombre de points de contact. Ainsi, cela crée de nouvelles opportunités commerciales. Les nouveaux services qui sont associés à ces usages sont aussi l’occasion d’améliorer l’acquisition et la rétention de clients.

Proactivité

Il existe une marge de progression sur la proactivité des offres d’assurance! Là où il est souvent question de savoir si l’assurance en fait trop ou pas assez à destination de ses clients, la réponse est nette!

world insurance report 2018

En allant même plus loin, la proactivité de l’assureur a un impact positif sur la satisfaction des assurés.

world insurance report 2018

De nouveaux challenges à mesure que la technologie fait des progrès

Les exemples sont nombreux parmi les GAFA ou autres grandes multinationales de la tech d’incursion dans le périmètre du secteur financier. L’assurance est une des cibles récurrentes d’Amazon, Apple, Alibaba ou encore Alphabet (Google). Ce type de concurrence impose aux acteurs traditionnels de changer de braquet pour se transformer en accélérant le rythme. En effet, de plus en plus d’assurés se disent près à souscrire un contrat auprès de géant de la tech. Ils sont 1/5 à se positionner comme tel en Europe et 1/3 en Amérique du Nord et jusqu’à 40% en Asie et 50% en Amérique Latine!

world insurance report 2018

Enfin, si les problématiques de sécurité sont encore dans toutes les têtes, les assurés sont de plus en plus enclins à partager leurs données en échange de services personnalisés et de valeurs additionnelles.

world insurance report 2018 world insurance report 2018

Pour conclure, la propension à basculer d’un assureur traditionnel vers une entreprise de la tech peut être analysée d’un point de vue démographique. En effet, certains groupes sont plus favorables que d’autres (les technophiles et la génération Y), du fait d’une expérience client jugée insuffisante. (Note: C’est le commencement de l’adoption par les early-adopters)world insurance report 2018

Que retenir de Vivatech 2018 ?

vivatech 2018

J’ai eu la chance de visiter le salon Vivatech 2018 qui s’est tenu cette semaine porte de Versailles (Merci @Anne!). Ce salon se veut le rendez-vous mondial des startups et des leaders, d’après leur site. Les chiffres annoncés par l’organisation donnent le tournis, et les affiches des conférences de jeudi notamment parlent d’elles-mêmes. Faites vous votre opinion:

  • Emmanuel Macron
  • Mark Zuckerberg (Facebook)
  • Satya Nadella (Microsoft)
  • Dara Khosrowshahi (Uber)
  • Ginni Rometty (IBM)

En bref, le meilleur de la tech mondiale était au rendez-vous, aidé par un calendrier facilité par le sommet Tech for Good organisé à l’Elysée la veille.

Au-delà des chiffres, que faut-il en retenir pour le secteur de l’assurance?

Vivatech 2018 ou le bouillonnement d’idées

Une demie journée à circuler dans les allées vous permettent de vous faire une idée assez précise des enjeux qui s’annoncent dans les années à venir. Tous les secteurs d’activités sont en pleine transformation et toutes les technologies sont sur la table. A l’image d’un concours Lépine de l’innovation, c’est à qui proposera la solution la plus folle, la plus farfelue ou la plus décoiffante.

vivatech 2018Tout n’est pas bon à prendre évidemment, mais pour n’importe qui d’entre nous, il est essentiel de mesurer pleinement la transformation à l’œuvre et d’en jauger les impacts potentiel. Quid de ces petits robots qui vous accueillent à l’entrée, remplaceront-ils un accueil physique? Quid de l’intelligence artificielle, tiendra-t-elle ses promesses?

Bref, dans l’effervescence même du salon, nous devons trouver de l’inspiration pour explorer notre avenir. Toutefois, cela ne saurait être suffisant, car tout l’enjeu est d’en trouver l’applicabilité à court moyen terme pour tracer le chemin vers la transformation de la société et des métiers.

Un secteur de l’assurance et du tertiaire financier peu présent

Côté Assureurs

Globalement, le secteur de l’assurance est peu représenté à Vivatech 2018. Un seul stand de grande entreprise du secteur (Matmut) est repéré, bien placé près de l’entrée. En étendant la réflexion plus largement au tertiaire financier, les banques sont également peu représentées (seule BNP Paribas a son espace).

Comment interpréter cette relative absence?

2 réponses possibles à cette question:

  • Le tertiaire financier n’a pas pris la mesure des changements en cours ou à venir
  • Vivatech 2018 n’a pas été perçu comme « the place to be » pour promouvoir la transformation en cours: trop cher, public mal ciblé, etc.

Dans les 2 cas, je m’interroge! Vivatech est désormais « The place to be » en matière d’innovation, que ce soit pour les pros, mais aussi pour le grand public, venu en nombre samedi. Les assureurs ne sont pas réputés pour être les plus précurseurs dans l’innovation, il ne semble pas inconcevable de vouloir mettre en avant ses démarches dans ce type de salon. De là à penser que nous sommes plutôt dans la première option, je n’ose y penser!

Côté startups

Les startups qui interviennent autour du monde de l’assurance étaient présentes, mais en relatif faible nombre. Elles sont souvent invitées par les incubateurs ou les écoles qui les portent. Au delà de l’intérêt de chacune de ces solutions, on peine à reconstituer la cohérence dans tout cela.

Un éclatement de solutions identiques

Côté innovation, car c’est le sujet qui nous intéresse ici, plusieurs points sont à noter.

Une catégorisation en 3 familles

L’essentiel des startups présentes pour le tertiaire financier peuvent être catégorisées dans 3 familles

  • Celles qui améliorent la collecte de données
  • Celles qui travaillent sur l’analyse de données (avec souvent l’application d’une couche métier)
  • Les startups qui se spécialisent sur l’action et l’application de solutions issues de l’analyse

Ce sont les axes d’analyse que j’utilise dans mon observatoire d’insurtechs et qui sont ici encore confirmés. Merci donc au BCG pour la lecture initiale que j’ai reprise (et améliorée!).

Dans les autres secteurs d’activité, les startups complètent cette vision avec des innovations technologiques matérielles (aéronautique, robots, impressions 3D), mais qui n’ont que peu d’usages dans le monde de l’assurance (en tout cas en première lecture, mais nous y reviendrons peut-être plus tard!).

Eclatement

Le principe des startups est de démarrer une activité en pensant pouvoir résoudre un problème mieux que d’autres.

La difficulté c’est que les premières marches à gravir sont les mêmes pour tout le monde, et que la vraie valeur arrive ensuite. Ainsi, le paysage de startup se trouve extrêmement éclaté, en France, mais aussi à l’étranger. De nombreuses structures proposent des solutions équivalentes, pour ne pas dire les mêmes, avec des promesses d’avenir passionnantes. Or, chacun souhaitant maitriser sa valeur, on observe un éclatement de structure alors que la force viendrait d’une union pour avancer plus vite. Par exemple, dans ces unions de startups, certaines équipes pourraient se concentrer sur des briques applicatives communes, alors que d’autres seraient concentrées sur de la recherche applicative. Elles seraient toujours aussi agiles, mais surtout plus fortes et plus à même d’apporter la vraie valeur qu’elles promettent.

 

En bref, Vivatech 2018 vaut pour la diversité et la globalité des solutions présentées. Je reste cependant sur ma faim sur mon périmètre d’activité!

Zelros: Augmenter l’humain par l’intelligence artificielle

augmenter l'humain par l'intelligence artificielle

On entend tout et n’importe quoi à propos des impacts à prévoir du développement de l’intelligence artificielle, de la destruction du travail jusqu’à la peur d’une sorte de grand remplacement. Si certaines de ces craintes ne sont pas inutiles, tentons d’apporter un peu de lumière sur ce terrain par l’exemple de Zelros, qui tente avec sa solution, non pas de le supprimer, mais plus intelligemment d’augmenter l’humain par l’intelligence artificielle.

Quelques erreurs sur l’intelligence artificielle

Il est indéniable que les intelligences artificielles (Note: je préfère le traiter au pluriel, du fait de la diversité des situations) sont d’une part en train de se structurer et de devenir de plus en plus performantes et d’autre part vont bouleverser notre quotidien. On ne compte plus les articles qui traitent de ce sujet, depuis les technologies en présence jusqu’aux impacts potentiels sur l’économie. Je voudrais revenir sur 2 idées qui me frappent couramment et que je considère comme des erreurs.

L’IA et l’emploi

On entend fréquemment dire que l’IA va faire disparaître l’emploi. Il s’agit ici de faire une distinction entre emploi, travail, et métier! Selon moi, il n’est pas question (dans un premier temps au moins) que l’IA fasse disparaître l’emploi, ni le travail, mais plutôt un certain nombre de métiers.

Prenons l’exemple de Fukoku Mutual Life Insurance qui, en déployant un robot Watson d’IBM a réduit significativement sa masse salariale. C’est en effet l’exemple le plus fréquemment utilisé. Watson est capable de réaliser un certain nombre de tâches qui constituaient jusqu’alors l’intégralité de certains métiers. Autrement dit, l’automatisation de ces tâches implique naturellement la disparition des métiers concernés.

Si les entreprises ne s’arrêtent qu’à une première lecture (strictement financière, au sens négatif du terme), elles peuvent supprimer les emplois associés. En revanche, c’est à mon sens un point de vue très court termiste, car les emplois vont plutôt avoir tendance à se transformer. Les chiffres indiquent plutôt que 60% des métiers de 2030 n’existent pas encore. On voit clairement que ces nouveaux métiers seront couverts par des emplois. Il existe toutefois une question de transition à gérer, et c’est pourquoi on ne cesse de répéter (et je le dis également à mes étudiants) qu’on ne cherche plus des gens bien formés, mais des gens capables d’apprendre!

Intelligence artificielle en opposition à intelligence humaine

Selon certains, l’IA serait nécessairement opposée à l’humain, qu’elle pourrait remplacer intégralement. Il est vrai de dire que la technologie va de plus en plus loin et qu’il est inquiétant de voir qu’elle est utilisée parfois à mauvais escient.

En revanche, je reste persuadé que l’intelligence émotionnelle d’un être humain restera nécessaire dans un certain nombre de relations humaines. Autrement dit, il ne s’agit pas d’envisager le remplacement de l’humain par la machine, mais bien de l’amélioration de l’humain par la technologie. Je parle d’amélioration intellectuelle et non de transhumanisme ici.

La solutions de Zelros

Zelros est une startup française. J’ai eu l’occasion de rencontrer son CEO Christophe Bourguignat lors de l’événément Insurection by April à Lyon en novembre 2017. J’avais été agréablement surpris par sa solution et les opportunités que cela peut ouvrir pour l’avenir.

L’humain augmenté

Pour faire simple et utiliser un exemple parlant, le postulat de Zelros gravite, dans un premier temps, autour du conseiller téléphonique. La démarche de réponse à un client par téléphone aujourd’hui réside essentiellement dans 2 aspects: les compétences et connaissances du conseiller, la rapidité des outils et la simplicité de navigation. Or, il s’avère fréquemment que le turn-over de ces équipes d’une part, ou les insuffisances des outils d’autres part, rendent difficile cet exercice.

Zelros propose alors d’améliorer l’information à disposition du conseiller en lui proposant des pistes en fonction:

  • de la situation du client: lors de l’appel, sa fiche client remonte en visibilité, et Zelros identifie des pistes de ventes additionnelles en fonction de situations apprises auprès d’autres clients
  • de l’historique du client: Zelros peut identifier que ce client a déjà appelé 3 fois en 3 jours et on peut supposer qu’il est mécontent, et peut en informer le téléconseiller pour lui proposer une démarche associée
  • des objectifs commerciaux de l’entreprise

Ce ne sont que quelques exemples, mais qui donnent une première idée de ce qui peut être fait. Il s’agit donc de proposer la prochaine « bonne action » à faire auprès d’un client en fonction de la probabilité de transformation / satisfaction autour de cette action.

Une interface extensible

Plus généralement, la technologie déployée par Zelros est plutôt bien pensée. En effet, elle s’appuie sur un certain nombre de connecteurs, d’API ou de web services vers des outils existants. Ainsi, il n’est pas utile de modifier en profondeur le SI existant pour exploiter cette technologie. Il est par ailleurs possible de progressivement connecter de nouvelles solutions pour étendre les compétences de l’outil.

De plus, l’outil peut être contacté par un simple messenger, qui se charge de mettre à disposition toutes les informations par une même interface!

Autrement dit, nous avons une possibilité ici d’augmenter nos salariés pour les faire monter en capacité de satisfaire les clients (à défaut de toujours pouvoir les faire monter en compétences).

Conclusion sur le principe d’augmenter l’humain par l’intelligence artificielle

La solution de Zelros commence à trouver une certaine reconnaissance et expertise sur le marché. Je ne doute pas que cela continue de décoller dans les mois à venir. La double intégration dans la Microsoft AI Factory de Station F et dans l‘incubateur Swave en janvier vont donner un coup d’accélérateur certain!

Ainsi, avant d’envisager l’intelligence artificielle comme source de tous les maux, il paraît sensé de s’intéresser à ses apports dans la vie quotidienne et comment elle nous permet d’être meilleurs dans ce que nous faisons.

La technologie reste avant tout un outil, et comme le silex qui a permis d’améliorer le processus de la chasse, l’IA permettra d’améliorer les processus de gestion!

Note: Je ne cherche pas à mettre sous silence les risques potentiels de l’intelligence artificielle à moyen ou long terme. J’estime qu’il faudra une réflexion globale et coordonnée. Le gouvernement a d’ailleurs mandaté sur le sujet Cédric Villani, l’un de nos experts français, qui se trouve en plus être député! Toutefois, il serait illusoire de penser que nous pouvons arrêter l’histoire. Il convient donc de l’accepter et de l’orienter du mieux que nous pouvons!

Les assureurs ont besoin d’un loup

les assureurs ont besoin d'un loup

Une vidéo partagée il y quelques temps sur Linkedin a attiré mon attention. Après l’avoir vue, je me suis dit que les assureurs ont besoin d’un loup! Je ne suis pas un fervent adepte des softs skills et des aspects humains ou RH! Cependant, ce sont aujourd’hui des sujets incontournables qu’il convient d’interroger. Le fond (technique et organisationnel) de l’innovation ne peut aller sans la forme!

Contexte

Voici donc la vidéo en question

Pour en savoir plus sur ce phénomène, vous pouvez également cet article.

En bref, des loups ont été réintroduits dans le parc National Yellowstone aux Etats-Unis. Les conséquences ont été étonnantes: retour et développement d’espèces animales et végétales, modification de l’écosystème et de l’apparence géographique des lieux!

Pourquoi les assureurs ont besoin d’un loup?

Une morale peut être tirée de cette vidéo et de l’observation de cette situation:

  • D’une part, les actions que nous faisons n’ont pas les conséquences que l’on imagine
  • D’autre part, et c’est plus important, il faut souvent penser hors des sentiers battus et chercher de nouvelles solutions pour répondre à des difficultés récurrentes ou historiques.

Si l’on s’en tient à ce dernier point, et que l’on essaie d’extrapoler la situation à la situation d’un assureur, que peut-on en tirer comme conclusions? On voit souvent chez nos amis assureurs quelques réticences au changement. Il existe des difficultés, soit historiques, soit techniques, soit organisationnelles à une nécessaire transformation. La réglementation « protège » ces acteurs des nouveaux entrants, mais pour combien de temps encore. De plus, nous nous interrogeons souvent, nous consultants, sur les moyens à envisager pour insuffler l’innovation dans les organisations.

J’évoquais la semaine dernière les évolutions comportementales qui peuvent être, dans une certaine mesure, manipulées grâce aux nudges.

On voit donc également qu’il est possible d’exploiter des stratégies à rebond: jouer sur les effets secondaires inattendus d’une action qui, au premier abord, semble sortir de la zone de confort!

Ainsi, je préconiserais une maxime: comme le parc Yellowstone, les assureurs ont besoin d’un loup. Il s’agit donc à chacun de trouver son loup!

Quel loup ?

Quel loup peut être de nature à appuyer la transformation de l’assurance. Selon moi, il peut prendre plusieurs formes:

  • Le loup-femme: incroyable de devoir encore écrire cela au 21ème siècle, mais nommer plus de femmes aux COMEX apparaît encore comme une action hors de la zone de confort des assureurs… No comment! Le loup-femme chassera les inégalités et favorisera une émulation au sein de vos collaboratrices féminines!
  • Le loup-jeune (à ne pas confondre avec le jeune loup): Les nouvelles générations apportent une vision nouvelle des processus, des procédures ou des outils. Je ne rentre pas dans les débats de vocabulaire (Millenial, Génération Y, ou encore Z). En revanche, il semble certain que cela apporte un vent de fraîcheur qui est de nature à challenger une organisation. Reste à savoir l’écouter! Le loup-jeune chasse les traditions et favorise donc la renaissance des processus en les questionnant dans leur intégralité.
  • Le loup-senior: Avec son expérience, il peut faire monter en compétence toute une équipe ou être extrêmement complémentaire d’une équipe d’innovation interne pour apporter son expertise! Le loup-senior chasse l’approximation propre à beaucoup d’équipes créatives et innovantes en ajoutant un peu de lest à l’imagination pour tout de même savoir rester pragmatique.
  • Le loup-extérieur: Recruter en dehors du domaine de l’assurance est à première vue contre-productif. Toutefois, cela peut croiser les bonnes pratiques avec d’autres secteurs d’activité, et faciliter les questionnements. Le loup-extérieur chasse les habitudes et amène directement avec lui des nouvelles espèces.

Cette liste est évidemment extensible presque à l’infini. L’important est de diversifier les points de vue. En effet, l’innovation et la créativité sont les fruits d’une prise de recul, d’une expérience, et d’une ouverture d’esprit! Si vous le souhaitez, nous pouvons chercher votre loup ensemble!

En cette période hivernale et d’entretiens, cet état d’esprit est un terreau essentiel pour préparer naturellement le terrain pour vos semis du printemps.

Accenture – Réimaginer le futur de la distribution

reimaginer le futur de la distribution

English version here.


Accenture publie son dernier rapport dédié à la transformation de la distribution en assurance. L’ambition est de réimaginer le futur de la distribution. La dernière version de ce rapport datait de début 2016.

La digitalisation transforme la distribution en assurance

Le rapport s’appuie sur un sondage réalisé auprès de 400 managers du secteur dans le monde entier. Le premier enseignement est que la grande majorité des acteurs travaillent ou envisagent de travailler à une restructuration du modèle de distribution, et notamment en tirant parti des avantages du digital. Seul 1 acteur sur 5 n’y pense pas.

Accenture fait émerger six tendances:

  • Canaux digitaux
  • Expériences utilisateurs améliorées par la connaissance client
  • Changement du rôle de l’agent
  • Le futur des comparateurs
  • Le rôle des écosystèmes
  • L’internet des objets.

Continuer la lecture de « Accenture – Réimaginer le futur de la distribution »

Université St Gall – The current insurtech landscape

current insurtech landscape

Read the English version here!


Un rapport d’analyse a récemment été publié par deux chercheurs de l’Institute of Insurance Economics de l’université de St Gall en Suisse, en coopération avec Swiss Re. Il s’agit d’Alexander Braun et Florian Schreiber. Ce rapport de 194p s’intitule « The current insurtech landscape – Business models and disruptive potential« . La réputation de l’université et le support de Swiss Re donnent quelques indices sur la qualité du rapport en question!

L’objectif du rapport est ambitieux et triple:

  • Etablir un état des lieux du milieu des insurtechs dans le monde, et comprendre quelles catégorisations sont utilisées;
  • Proposer une catégorisation plus pertinente faisant notamment mieux apparaître les questions de business models
  • Etudier le potentiel de disruption et les réactions possibles des assureurs traditionnels.

Continuer la lecture de « Université St Gall – The current insurtech landscape »

Cap Gemini – World insurance report 2017

world insurance report 2017

English version here.


Cap Gemini a publié mi-septembre, en partenariat avec Efma, son rapport annuel sur l’assurance: « world insurance report 2017« . Celui-ci s’appuye sur un sondage international (Capgemini’s voice of customer) et s’intéresse cette année à 3 aspects:

  • La génération Y et son appétence pour les solutions digitales,
  • La notion de « Moment de Vérité » (« Moment of truth », les moments qui font basculer l’opinion d’un client sur sa compagnie d’assurance)
  • La coopération grandissante entre assurtechs et assureurs traditionnels qui permet d’exploiter les atouts des 2 types de structures.

Ainsi, et nous sommes en phase avec cette idée, il n’est plus seulement nécessaire d’investir dans l’innovation, mais il faut investir correctement. Continuer la lecture de « Cap Gemini – World insurance report 2017 »

Pole Finance Innovation – Insurtech Business Week

insurtech business week 2

Le pole Finance Innovation organise, du 25 au 28 septembre 2017 l’Insurtech Business Week. En partenariat avec la ROAM, Altran et MACIF, plusieurs événements se déroulent / se sont déroulés cette semaine autour du thème de l’innovation pour l’assurance.

Du fait de l’objet de ce blog, j’ai participé à la journée de lundi qui s’est divisée en 2 sessions, l’une organisée par le Pole finance Innovation, l’autre par la ROAM. Que faut-il en retenir? Continuer la lecture de « Pole Finance Innovation – Insurtech Business Week »

Insurance Nexus – Tendances globales assurance 2017

tendances globales assurance 2017

Insurance Nexus a publié cet été un rapport qui pourrait rapidement devenir une référence! Celui-ci s’intitule « Tendances globales assurance 2017« , ou, en anglais « Global trends maps 2017 ».

Plus de 1000 personnes ont été interrogées, tout autour du monde pour cette étude assez complète. La répartition géographique montre une prédominance Europe et Amérique du Nord, mais près d’un quart des répondants proviennent d’autres régions.

tendances globales assurance 2017 Continuer la lecture de « Insurance Nexus – Tendances globales assurance 2017 »

Accenture – The rise of insurtech

rise of insurtech

Le fameux cabinet Accenture publie un petit rapport intitulé « The rise of Insurtech« , ou en français « La montée en puissance des assurtechs ». Celui-ci a été conçu avec leur équipe dédiée à ce sujet, basée à Londres, au sein du Fintech innovation Lab. Accenture part du constat que le monde de l’assurance bouge de plus en plus vite. De plus, les assureurs ne considèrent pas les startups dites de l’insurtech / assurtech comme de véritables concurrent. Accenture propose donc un tour d’horizon de ce secteur.

rise of insurtech Continuer la lecture de « Accenture – The rise of insurtech »