Revue de presse du 17 avril 2018

revue de presse du 17 avril 2018

Voici un petit tour d’horizon des articles qui ont attiré mon attention et méritent d’apparaître dans la revue de presse du 17 avril 2018!

Subaru offre 3 ans d’assurance

Liens: DecisionAtelier.com – Subaru offre 3 ans d’assurance.

Ceux qui me lisent régulièrement savent que je parle souvent d’une décomposition de la chaine de valeur à venir. En effet, j’estime qu’il sera demain nécessaire pour les assureurs d’aller plus loin dans leur réponse aux besoins de leurs assurés au risque de se voir supplanter dans la relation commerciale. L’exemple ci-dessus est symbolique pour moi de cette situation! Subaru, constructeur automobile, intermédie l’assureur dans la proposition d’une garantie sur l’automobile. Ce n’est évidemment pas nouveau, mais cela repose une nouvelle fois la question du rôle que peut jouer la marque de l’assureur là-dedans si ce n’est plus lui qui assume la distribution au client.

La blockchain est morte, vive Hashgraph

Liens: Articles de Journal du net – Hashgraph.

Lorsqu’il s’agit de blockchain, il arrive assez rapidement que l’on retombe sur les difficultés techniques de scalabilité et de performance. Or, une nouvelle solution technologique permettrait de s’affranchir d’un certain nombre de ces contraintes. La proposition semble intéressante et le sujet prometteur, mais nous sommes évidemment encore loin d’une applicabilité concrète. Il ne reste plus qu’à lire le livre blanc pour vous en faire une idée (Note: je ne l’ai pas encore lu!)

Quand les centres d’appel prédisent les émotions des clients

Lien: ZDNet – Quand les centres d’appel prédisent les émotions des clients

On parle beaucoup d’affective computing ou comment l’intelligence artificielle pourrait nous faire progresser sur la voie (voix?) de l’intelligence émotionnelle. En revanche, jusqu’à présent, peu de sources fiables permettent d’y voir plus clair. On connaissait la solution d’Affectiva, nous pourrons désormais ajouter Cogito. Cette solution s’appuie sur des sociomètres, développés par une équipe du MIT. Il s’agit de détecter les signaux subtils dans le discours, le ton et le langage corporel, indépendamment des mots utilisés.

Panneaux solaire, un casse-tête pour les pompiers

Lien: XLCatlin- Panneaux solaire

L’innovation dans l’assurance, ce n’est pas uniquement de nouvelles technologies qui viennent transformer le métier, ce sont également des nouveaux risques. On parle très (trop) souvent du cyber risque, mais en voici un, assez inattendu, mais qui n’en demeure pas moins compliqué à gérer.

Rendre l’assurance auto « cool »?

Lien: Karl Heinz Passler – My 10 innovative ideas on making motor insurance cool

Karl Heinz Passler est l’un des principaux influenceur du marché de l’innovation dans l’assurance. Il intervient beaucoup sur les réseaux sociaux, et un peu moins fréquemment sur son blog, mais l’article ci-dessus présente quelques idées souvent simples pour dynamiser l’assurance automobile!

UBS Assurtech Asie en mouvement

UBS Assurtech Asie en mouvement

Le Chief Investment Officer d’UBS a publié en fin 2017 un rapport « UBS Assurtech Asie en mouvement » (UBS – Insurtech Shifting Asia dans son titre originel). Le rapport est en anglais mais je vous en propose ci-dessous un relevé des points clés, et ce qu’il faut en retenir.

Points clés à retenir de UBS Assurtech Asie en mouvement:

  • L’Asie est l’un des marchés les moins couverts par l’assurance et où les perspectives de rattrapage sont énormes
  • Les insurtechs ont la possibilité de transformer ce marché plus qu’aucun autre. Elles pourraient générer par exemple jusqu’à 300milliards de dollars d’économies d’ici 2025.
  • La concurrence est rude sur le continent et force à améliorer la qualité de service ainsi qu’à trouver des critères de différenciation
  • Les clients vont être les grands gagnants de l’arrivée des insurtechs.
  • Les actions de prévention par l’incitation pourraient amener à des effets significatifs sur des portefeuilles risqués et donc des améliorations notoires au bénéfice de la société.

Continuer la lecture de « UBS Assurtech Asie en mouvement »

Revue de presse du 9 mars 2018

revue de presse du 17 avril 2018

Voici un petit tour d’horizon des articles qui ont attiré mon attention et méritent d’apparaître dans la revue de presse du 9 mars 2018!

Niort tech, un nouvel incubateur

Liens: A Niort, un nouvel incubateur dédié aux insurtechs.

Les grands assureurs Niortais s’associent pour créer un incubateur local dont la volonté est d’accompagner 25 insurtechs en 3 ans. Les sujets de prédilection sont les suivants: « les start-up qui œuvrent dans les domaines de la mobilité, de l’habitat, de la santé et qui utilisent des technologies comme la blockchain, l’internet des objets, l’intelligence artificielle et le big data », selon Bruno Lacoste de la Maaf.
S’il est indéniable que ces assureurs sont des poids lourds du marché, le choix local Niortais est pour le moins ambitieux dans une volonté de compétition sur un marché qui s’internationalise. J’attends de voir quelles startups seront tentées par l’aventure! Cependant la vraie question est de savoir si l’objectif de Niort Tech ne serait pas autant de favoriser l’émergence de startups de taille mondiale que d’organiser l’évangélisation et l’acculturation des équipes des assureurs participants.

La montée des écosystèmes et des plateformes

Liens: Articles de McKinsey.

McKinsey considère que d’ici à 2025, 30% du business sera généré par des écosystèmes, et ils présentent 12 d’entre eux, qui pourraient émerger d’ici là!

Inschain, assurance blockchain

Lien: Inschain

Inschain se présente comme un acteur blockchain dédié au monde de l’assurance, servant notamment à automatiser les workflows de travail. Leur livre blanc donne plus de précisions sur leur business model et sur la roadmap notamment. Affaire à suivre de près pour se forger une opinion précise!

The event to be: Assurance TV

Jean-Luc Gambey a lancé son assurance TV, un programme dédié à la transformation du secteur de l’assurance. Prochain RDV: le 21 mars

A retrouver ici!

Panorama insurtechs – 23 février 2018

panorama insurtechs

La mise à jour de mon panorama insurtechs continue avec 14 ajouts le 23 février 2018. Vous trouverez la mise à jour ici. Ce sont désormais 150 startups qui sont documentées, provenant de 21 pays.

Ajouts au Panorama Insurtechs du 23 février 2018

Au menu des ajouts d’aujourd’hui:

    • RiskGenius: Utilisation de l’intelligence artificielle pour mieux catégoriser le contenu des polices d’assurance, garantir une meilleure lecture et faciliter les opérations de souscription.
    • Go Bear: Moteur de comparaison de produits d’assurance sur du prix et de la qualité, enrichi avec un système de notation.
    • Codeoscopic: Fournisseur de solutions digitales dédiées au métier de l’assurance, Multi-tarificateur, Gestionnaire de risques dédié à Solvabilité 2.
    • Gistek Insurance solutions: Ensemble de solutions logicielles pour faciliter la gestion de contrats ou sinistres d’assurance, Automatisation de processus.
    • Numen: Fournisseur de solutions digitales dédiées à l’amélioration des processus assurance et à la gestion des triangles de sinistres.
    • Satisfi: Exploiter les données des clients pour effectuer automatiquement des préconisations grâce à de l’automatisation, de l’intelligence artificielle et des robots..
    • Captricity: Exploitation de la donnée pour augmenter les ventes, réduire les cycles de traitement ou proposer des souscriptions éclairs sans pertes sur la qualité de l’analyse de risque.
    • Ideeo: Courtage de contrats d’assurance, Rémunération définie avec le demandeur.
    • Addon-ACS: Analyse comportementale en temps réel des consommateurs, pendant le parcours de soin, Prévention et Amélioration du parcours de soin via un scoring des pratiques.
    • Aukazou: Gestion du sinistre Dégâts des eaux pour le compte de l’assuré.
    • Assurup: Assurance dédiée aux besoins spécifiques des startups.
    • Wizzas: Coconception de produits d’assurance sur mesure pour couvrir les besoins de communautés. Constitution de communautés. Recherche d’assureurs pour porter les risques. (Note: Je ferai très prochainement un article suite à ma rencontre avec Thierry Delcupe et Julien Renauld)
    • Guard Time: Solutions blockchain pour limiter la fraude et améliorer la confiance et l’automatisation des décisions.
    • Boundlss: Utilisation de chatbot et d’intelligence artificielle destinée à encourager une amélioration des comportements de vie, Augmentation de l’engagement avec les assurés.

Contactez-moi si vous n’apparaissez pas encore dans le panorama insurtechs!

Otoconnect – L’intermédiaire des données du véhicule

otoconnect

Lorsque l’on s’intéresse aux objets connectés des véhicules, ou plus techniquement ce que l’on appelle la télématique, une problématique majeure apparait: l’exploitation des données! La startup Otoconnect s’intéresse à ce segment et travaille sur la mise à disposition de multiples connecteurs, autour d’une première cible, la portabilité des contrats dans le cadre du règlement RGPD. Continuer la lecture de « Otoconnect – L’intermédiaire des données du véhicule »

Revue de presse du 7 février 2018

revue de presse du 17 avril 2018

Voici un petit tour d’horizon des articles qui ont attiré mon attention et méritent d’apparaître dans la revue de presse du 7 février 2018!

Renforcer l’économie française par l’innovation digitale

Lien: Le blog de l’Institut Montaigne, un think tank plutôt libéral

Eric Chaney, le conseiller économique de l’Institut Montaigne revient sur les 5 leviers à exploiter pour permettre à la France de devenir un acteur de référence sur l’intelligence artificielle:

  • L’intelligence artificielle est indissociable de la notion d’innovation: elle mérite donc que l’on y consacre des efforts significatifs
  • Il ne s’agit pas tant de dompter les géants américains existants que de favoriser l’émergence des acteurs de référence de demain, il y a de la place à prendre.
  • L’école doit avoir un rôle prépondérant dans la préparation de la population à ces sujets: il s’agit alors de renforcer les formations scientifiques de base pour être leaders et pas seulement utilisateurs.
  • Les entreprises doivent s’emparer du sujet car la concurrence les y obligera! Il est inutile de vouloir stopper l’histoire, mieux vaut l’accompagner.
  • L’Etat, par la commande publique et la réglementation à un rôle à jouer.

Inutile de préciser que je suis totalement en phase avec ces idées ;-)!

Fintech school

Liens: https://www.fintechschool.com/p/insurtech-101.

Le site fintech school met à disposition un cours dédié au milieu des insurtechs. Celui-ci, proposé par Amilcar Chavarria propose 4 modules.

revue de presse du 7 février 2018

Malheureusement, cette offre n’est pas gratuite (50$). Je n’ai pas testé pour vous, mais ce type de proposition mérite réflexion.

 

Amazon se lance sur la santé

Lien: Le Monde.

L’annonce a fait grand bruit la semaine dernière: l’alliance Amazon / Warren Buffet et JP Morgan pour proposer une couverture santé aux salariés de JP Morgan.

Nombreux sont ceux qui considèrent ce mouvement comme un pas important d’Amazon. Toutefois, je rappelle deux points:

  • Dès qu’ils sortiront du strict périmètre des salariés de JP Morgan, ils entreront sur le marché avec grosso modo le même créneau qu’Oscar. Ils vont donc se frotter aux mêmes difficultés, à savoir la nécessité d’obtenir des autorisations par Etat, ce qui ralentit considérablement la pénétration du marché. Avoir un produit viable n’est pas suffisant aux Etats-Unis.
  • Le mouvement d’Amazon le plus attendu est celui qui se prépare à Londres à destination de l’Europe. Toutefois, le relatif manque d’ambition d’Amazon côté US tempère mes attentes. Affaire à suivre.

The event to be

Le Paris Fintech Forum a eu lieu la semaine dernière. Je n’ai malheureusement pas pu y participer faute de temps. J’attends un article de synthèse complet avant de partager cela ici.

Zelros: Augmenter l’humain par l’intelligence artificielle

augmenter l'humain par l'intelligence artificielle

On entend tout et n’importe quoi à propos des impacts à prévoir du développement de l’intelligence artificielle, de la destruction du travail jusqu’à la peur d’une sorte de grand remplacement. Si certaines de ces craintes ne sont pas inutiles, tentons d’apporter un peu de lumière sur ce terrain par l’exemple de Zelros, qui tente avec sa solution, non pas de le supprimer, mais plus intelligemment d’augmenter l’humain par l’intelligence artificielle.

Quelques erreurs sur l’intelligence artificielle

Il est indéniable que les intelligences artificielles (Note: je préfère le traiter au pluriel, du fait de la diversité des situations) sont d’une part en train de se structurer et de devenir de plus en plus performantes et d’autre part vont bouleverser notre quotidien. On ne compte plus les articles qui traitent de ce sujet, depuis les technologies en présence jusqu’aux impacts potentiels sur l’économie. Je voudrais revenir sur 2 idées qui me frappent couramment et que je considère comme des erreurs.

L’IA et l’emploi

On entend fréquemment dire que l’IA va faire disparaître l’emploi. Il s’agit ici de faire une distinction entre emploi, travail, et métier! Selon moi, il n’est pas question (dans un premier temps au moins) que l’IA fasse disparaître l’emploi, ni le travail, mais plutôt un certain nombre de métiers.

Prenons l’exemple de Fukoku Mutual Life Insurance qui, en déployant un robot Watson d’IBM a réduit significativement sa masse salariale. C’est en effet l’exemple le plus fréquemment utilisé. Watson est capable de réaliser un certain nombre de tâches qui constituaient jusqu’alors l’intégralité de certains métiers. Autrement dit, l’automatisation de ces tâches implique naturellement la disparition des métiers concernés.

Si les entreprises ne s’arrêtent qu’à une première lecture (strictement financière, au sens négatif du terme), elles peuvent supprimer les emplois associés. En revanche, c’est à mon sens un point de vue très court termiste, car les emplois vont plutôt avoir tendance à se transformer. Les chiffres indiquent plutôt que 60% des métiers de 2030 n’existent pas encore. On voit clairement que ces nouveaux métiers seront couverts par des emplois. Il existe toutefois une question de transition à gérer, et c’est pourquoi on ne cesse de répéter (et je le dis également à mes étudiants) qu’on ne cherche plus des gens bien formés, mais des gens capables d’apprendre!

Intelligence artificielle en opposition à intelligence humaine

Selon certains, l’IA serait nécessairement opposée à l’humain, qu’elle pourrait remplacer intégralement. Il est vrai de dire que la technologie va de plus en plus loin et qu’il est inquiétant de voir qu’elle est utilisée parfois à mauvais escient.

En revanche, je reste persuadé que l’intelligence émotionnelle d’un être humain restera nécessaire dans un certain nombre de relations humaines. Autrement dit, il ne s’agit pas d’envisager le remplacement de l’humain par la machine, mais bien de l’amélioration de l’humain par la technologie. Je parle d’amélioration intellectuelle et non de transhumanisme ici.

La solutions de Zelros

Zelros est une startup française. J’ai eu l’occasion de rencontrer son CEO Christophe Bourguignat lors de l’événément Insurection by April à Lyon en novembre 2017. J’avais été agréablement surpris par sa solution et les opportunités que cela peut ouvrir pour l’avenir.

L’humain augmenté

Pour faire simple et utiliser un exemple parlant, le postulat de Zelros gravite, dans un premier temps, autour du conseiller téléphonique. La démarche de réponse à un client par téléphone aujourd’hui réside essentiellement dans 2 aspects: les compétences et connaissances du conseiller, la rapidité des outils et la simplicité de navigation. Or, il s’avère fréquemment que le turn-over de ces équipes d’une part, ou les insuffisances des outils d’autres part, rendent difficile cet exercice.

Zelros propose alors d’améliorer l’information à disposition du conseiller en lui proposant des pistes en fonction:

  • de la situation du client: lors de l’appel, sa fiche client remonte en visibilité, et Zelros identifie des pistes de ventes additionnelles en fonction de situations apprises auprès d’autres clients
  • de l’historique du client: Zelros peut identifier que ce client a déjà appelé 3 fois en 3 jours et on peut supposer qu’il est mécontent, et peut en informer le téléconseiller pour lui proposer une démarche associée
  • des objectifs commerciaux de l’entreprise

Ce ne sont que quelques exemples, mais qui donnent une première idée de ce qui peut être fait. Il s’agit donc de proposer la prochaine « bonne action » à faire auprès d’un client en fonction de la probabilité de transformation / satisfaction autour de cette action.

Une interface extensible

Plus généralement, la technologie déployée par Zelros est plutôt bien pensée. En effet, elle s’appuie sur un certain nombre de connecteurs, d’API ou de web services vers des outils existants. Ainsi, il n’est pas utile de modifier en profondeur le SI existant pour exploiter cette technologie. Il est par ailleurs possible de progressivement connecter de nouvelles solutions pour étendre les compétences de l’outil.

De plus, l’outil peut être contacté par un simple messenger, qui se charge de mettre à disposition toutes les informations par une même interface!

Autrement dit, nous avons une possibilité ici d’augmenter nos salariés pour les faire monter en capacité de satisfaire les clients (à défaut de toujours pouvoir les faire monter en compétences).

Conclusion sur le principe d’augmenter l’humain par l’intelligence artificielle

La solution de Zelros commence à trouver une certaine reconnaissance et expertise sur le marché. Je ne doute pas que cela continue de décoller dans les mois à venir. La double intégration dans la Microsoft AI Factory de Station F et dans l‘incubateur Swave en janvier vont donner un coup d’accélérateur certain!

Ainsi, avant d’envisager l’intelligence artificielle comme source de tous les maux, il paraît sensé de s’intéresser à ses apports dans la vie quotidienne et comment elle nous permet d’être meilleurs dans ce que nous faisons.

La technologie reste avant tout un outil, et comme le silex qui a permis d’améliorer le processus de la chasse, l’IA permettra d’améliorer les processus de gestion!

Note: Je ne cherche pas à mettre sous silence les risques potentiels de l’intelligence artificielle à moyen ou long terme. J’estime qu’il faudra une réflexion globale et coordonnée. Le gouvernement a d’ailleurs mandaté sur le sujet Cédric Villani, l’un de nos experts français, qui se trouve en plus être député! Toutefois, il serait illusoire de penser que nous pouvons arrêter l’histoire. Il convient donc de l’accepter et de l’orienter du mieux que nous pouvons!

Panorama insurtechs – 5 février 2018

panorama insurtechs

La mise à jour de mon panorama insurtechs continue avec 13 ajouts le 5 février 2018. Vous trouverez la mise à jour ici. Ce sont désormais 136 startups qui sont documentées, provenant de 19 pays.

Ajouts au Panorama Insurtechs du 5 février 2018

Au menu des ajouts d’aujourd’hui:

  • Mi Compi: Comparateur d’assurance pour animaux de compagnie, Connaissance des besoins et inquiétudes des propriétaires d’animaux.
  • Traity: Garantie de réputation online, Améliore la confiance à donner à un utilisateur sur internet et réduit le risque de fraude en pénalisant le client concerné.
  • Brokalia: Assurance affinitaire de communautés, avec un premier produit destiné aux gestionnaires de parc immobilier.
  • Clicksurance: Création et distribution en ligne de produits sur-mesure.
  • Blue Yonder: Initialement dédiée au retail, cette solution d’intelligence artificielle, alliée au machine learning permet de proposer des prédictions d’offres, Optimisation de prix en direct.
  • Allo Media: Cookie vocal, Développer les ventes, Réduire le churn, Solution de Call Tracking Intelligent qui analyse et relie en temps réel le parcours client aux motifs d’appels entrants.
  • Bandboo: Assurance collaborative qui propose un cash-back sur la partie de prime non utilisée.
  • Insure Pal: Assurance collaborative fondée sur un système de recommandation, et supportée par une technologie blockchain.
  • Ezytrack: Solution de gestion de flottes via télématique embarquée.
  • Sentisum: Utilisation de l’intelligence artificielle, du machine learning pour améliorer l’expérience utilisateurs, réduire l’attrition et traiter intelligemment les moments de vie, Plateforme d’Insight as a service.
  • Jetty: Simplification de l’assurance habitation en s’intéressant au besoin intégral du client sur l’habitation, et notamment en contournant le dépôt de garantie.
  • Baloon: Souscription simplifiée pour s’adapter aux besoins des pays d’Afrique: 1 photo = 1 devis, 3 photos = 1 assurance.
  • Revolut: Assurance voyage et mobile simplifiée, bon marché et souscription rapide.

Contactez-moi si vous n’apparaissez pas encore dans le panorama insurtechs!

Inspeer.me et l’assurance collaborative affinitaire

assurance collaborative affinitaire

La startup inspeer.me se positionne sur le segment de l’assurance collaborative affinitaire. J’ai eu l’occasion d’avoir un échange téléphonique avec sa co-fondatrice, Emmanuelle Mury, il y a quelques temps. J’en profite pour vous en dire un peu plus sur son activité!

Un peu d’histoire

Inspeer.me a été lancé en 2015 autour d’un produit dédié à la mutualisation de la franchise d’assurance. Ce produit permettait, sans changer d’assureur et de contrat, de mutualiser sa franchise au sein d’un groupe. Indirectement, cela ouvrait la possibilité pour les assurés de renégocier avec leur assureur une franchise plus élevée.

L’offre a progressivement évolué, pour mieux s’adapter aux besoins des clients, et contourner les difficultés inhérentes à la notion de communauté d’une part, et celle de produit collaboratif d’autre part!

Trois questions identitaires autour de l’assurance affinitaire collaborative

Comment adresser la notion de communauté?

Un des premiers retours d’expérience d’Inspeer, est que la communauté ne se décrète pas! En clair, il ne suffit pas de montrer aux gens qu’ils ont un point commun, un intérêt commun ou des affinités pour qu’ils considèrent pertinent d’aligner leurs démarches!

assurance collaborative affinitaire

Ainsi, il est illusoire de penser que l’on peut laisser à l’assuré l’initiative de la démarche de rapprochement. La communauté ne se crée pas, il s’agit plutôt de mieux savoir segmenter les besoins existants pour y apporter une réponse pertinente! On se trouve à mi-chemin entre des offres grand public, de masse et peu différenciées, et des offres (ou surtout des tarifs) totalement individualisées. C’est tout le concept de l’assurance affinitaire, qui existe déjà, mais qu’il est désormais possible d’affiner.

Qu’est ce qu’un produit collaboratif?

Par la nature même de l’assurance, tous les produits sont « collaboratifs ». En effet, ils visent à mutualiser un risque! Dans le cas qui nous intéresse, les produits dits « collaboratifs » ont vocation:

  • Soit à effectuer cette mutualisation sur un groupe de personnes restreint et connu (une communauté par exemple). Dans ce cas, l’effet recherché est la volonté de ne pas payer pour des mauvais conducteurs par exemple, en mettant en avant la connaissance et la confiance en la dite communauté.
  • Soit de faire porter le risque différemment: partage de franchise par exemple (c’était le produit d’origine d’inspeer.me). Dans ce cas, il s’agit de pouvoir envisager la relation avec l’assureur de manière différente. C’est le même principe que de l’auto assurance ou de la conservation, mais on choisit de réassurer cette franchise au sein d’un groupe connu.

Dans la plupart des cas connus existants, cette notion de collaboratif va jusqu’au reversement de la part de prime perçue et non utilisée à des œuvres charitables. Je pense notamment à Lemonade dans ce cas, qui a poussé l’exercice le plus loin: cet argument incite selon lui les gens à faire attention et ne pas trop « consommer » l’assurance!

Quel sens peut-on donner à son produit d’assurance

Enfin, le dernier point soulevé par la démarche d’Inspeer.me est la notion du sens à donner à son produit d’assurance. En effet, les personnes qui pourraient être intéressées par la notion d’assurance collaboratives ont tendance à indiquer qu’elle souhaite que leur assurance ne soit pas juste un produit financier. Ces individus s’intéressent au rôle social et sociétal de leur action et sont souvent attirées par les entreprises du monde de l’économie sociale et solidaire.

Les perspectives d’Inspeer.me et de l’assurance collaborative affinitaire

Bref, côté Inspeer.me, forts de ces constats et de leur première expérience, les produits se sont améliorés. Ainsi, plutôt que de chercher à créer la communauté de toute pièce, ils sont partis d’usages communs qui supposaient l’existence d’une communauté (plus ou moins formalisée et constituée). Ainsi est née l’assurance pour les véhicules électriques.

En effet, les conducteurs de ce types de véhicules ne trouvaient pas d’assurance satisfaisante (mauvaise ou absence de couverture de la batterie par exemple) et ont des comportements similaires (plus prudents, pour préserver la batterie de ces véhicules et volonté d’exploiter ces véhicules au mieux).

Le produit a été co-construit sur et avec les réseaux sociaux, de manière participative, pour bien intégrer les besoins et les usages.

Le produit a été lancé en juillet 2017, il est donc trop tôt pour en tirer des enseignements, mais les premiers résultats sont plutôt encourageants.

Conclusion sur l’assurance collaborative affinitaire d’Inspeer

Dans la lignée de ce que j’écrivais il y a quelques temps, il apparaît que chercher à modifier le comportement pour le faire tenir dans une offre produit standardisée ne fonctionne pas. Quand bien même cette offre serait collaborative! Ainsi, c’est bien la spécialisation des offres pour être les plus ajustées possibles aux usages qui peut intéresser et changer la donne.

C’est en ce sens que j’indiquais dans mes 6 prédictions pour 2018 que la refonte des offres me semble nécessaire et souhaitable!

Inspeer a semble-t-il trouvé une piste intéressante à creuser, il reste à savoir s’il est possible (et comment) de trouver d’autres communautés pertinentes pour étendre l’activité.