ACPR – Révolution numérique de l’assurance

révolution numérique de l'assurance

L’ACPR, l’organe de référence du secteur de la banque et de l’assurance publie un rapport sur la révolution numérique de l’assurance. Ces équipes sont d’ordinaire plus habituées aux mises en garde et aux rappels à la réglementation. S’ils estiment nécessaire de publier à ce sujet, il est intéressant de se pencher sur le contenu de ce rapport, pour voir ce qu’il peut apporter à la discussion. Continuer la lecture de « ACPR – Révolution numérique de l’assurance »

PODCASTS pour le week-end – Langage naturel/Lemonade

podcasts pour le week-end

J’ai mis en place depuis déjà plusieurs mois une écoute régulière de podcasts venant de tout autour du monde (si vous souhaitez la liste, je vous la donnerai). C’est un moyen pratique d’une part de rattraper l’actualité ou de découvrir des nouveautés sur ce qui se marche sur le marché de l’assurance, de l’insurtech et plus généralement des fintechs. Voici donc ici 2 podcasts pour le week-end, que je vous soumets car je les ai trouvés assez intéressants cette semaine. Continuer la lecture de « PODCASTS pour le week-end – Langage naturel/Lemonade »

Assurance et smart homes: vers un contrôle du logement?

assurance et smart homes

Le Frankfurter Allgemeine Zeitung a publié fin janvier un article de Philipp Krohn autour du lien ténu qui peut exister entre l’assurance et les objets connectés. Plus précisément, il s’agit ici de mieux appréhender si le lien entre assurance et smart homes, le contrôle du logement et les business models ou services associés qui pourraient être utilisés.

L’article a été publié en allemand, et je remercie ici vivement Marie-Elise Maniez qui m’en a fourni une traduction. Nous la retrouverons très prochainement pour un retour d’expérience sur l’intrapreneuriat!

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Revue de presse du 9 mars 2018

revue de presse du 17 avril 2018

Voici un petit tour d’horizon des articles qui ont attiré mon attention et méritent d’apparaître dans la revue de presse du 9 mars 2018!

Niort tech, un nouvel incubateur

Liens: A Niort, un nouvel incubateur dédié aux insurtechs.

Les grands assureurs Niortais s’associent pour créer un incubateur local dont la volonté est d’accompagner 25 insurtechs en 3 ans. Les sujets de prédilection sont les suivants: « les start-up qui œuvrent dans les domaines de la mobilité, de l’habitat, de la santé et qui utilisent des technologies comme la blockchain, l’internet des objets, l’intelligence artificielle et le big data », selon Bruno Lacoste de la Maaf.
S’il est indéniable que ces assureurs sont des poids lourds du marché, le choix local Niortais est pour le moins ambitieux dans une volonté de compétition sur un marché qui s’internationalise. J’attends de voir quelles startups seront tentées par l’aventure! Cependant la vraie question est de savoir si l’objectif de Niort Tech ne serait pas autant de favoriser l’émergence de startups de taille mondiale que d’organiser l’évangélisation et l’acculturation des équipes des assureurs participants.

La montée des écosystèmes et des plateformes

Liens: Articles de McKinsey.

McKinsey considère que d’ici à 2025, 30% du business sera généré par des écosystèmes, et ils présentent 12 d’entre eux, qui pourraient émerger d’ici là!

Inschain, assurance blockchain

Lien: Inschain

Inschain se présente comme un acteur blockchain dédié au monde de l’assurance, servant notamment à automatiser les workflows de travail. Leur livre blanc donne plus de précisions sur leur business model et sur la roadmap notamment. Affaire à suivre de près pour se forger une opinion précise!

The event to be: Assurance TV

Jean-Luc Gambey a lancé son assurance TV, un programme dédié à la transformation du secteur de l’assurance. Prochain RDV: le 21 mars

A retrouver ici!

Wizzas et la création de communautés

wizzas

J’ai eu la chance de rencontrer il y a quelques semaines Thierry Delcupe et Julien Renauld de Wizzas, dans les locaux du Village by CA, où la startup est incubée.

Je suis plutôt en phase avec leur lecture du marché de l’assurance actuellement et notamment des enjeux auxquels il faut faire face. Leur réponse, bien qu’encore insuffisante sur certains aspects, remet l’assuré et la confiance de celui-ci en son assureur au cœur de l’offre d’assurance! Continuer la lecture de « Wizzas et la création de communautés »

Panorama insurtechs – 23 février 2018

panorama insurtechs

La mise à jour de mon panorama insurtechs continue avec 14 ajouts le 23 février 2018. Vous trouverez la mise à jour ici. Ce sont désormais 150 startups qui sont documentées, provenant de 21 pays.

Ajouts au Panorama Insurtechs du 23 février 2018

Au menu des ajouts d’aujourd’hui:

    • RiskGenius: Utilisation de l’intelligence artificielle pour mieux catégoriser le contenu des polices d’assurance, garantir une meilleure lecture et faciliter les opérations de souscription.
    • Go Bear: Moteur de comparaison de produits d’assurance sur du prix et de la qualité, enrichi avec un système de notation.
    • Codeoscopic: Fournisseur de solutions digitales dédiées au métier de l’assurance, Multi-tarificateur, Gestionnaire de risques dédié à Solvabilité 2.
    • Gistek Insurance solutions: Ensemble de solutions logicielles pour faciliter la gestion de contrats ou sinistres d’assurance, Automatisation de processus.
    • Numen: Fournisseur de solutions digitales dédiées à l’amélioration des processus assurance et à la gestion des triangles de sinistres.
    • Satisfi: Exploiter les données des clients pour effectuer automatiquement des préconisations grâce à de l’automatisation, de l’intelligence artificielle et des robots..
    • Captricity: Exploitation de la donnée pour augmenter les ventes, réduire les cycles de traitement ou proposer des souscriptions éclairs sans pertes sur la qualité de l’analyse de risque.
    • Ideeo: Courtage de contrats d’assurance, Rémunération définie avec le demandeur.
    • Addon-ACS: Analyse comportementale en temps réel des consommateurs, pendant le parcours de soin, Prévention et Amélioration du parcours de soin via un scoring des pratiques.
    • Aukazou: Gestion du sinistre Dégâts des eaux pour le compte de l’assuré.
    • Assurup: Assurance dédiée aux besoins spécifiques des startups.
    • Wizzas: Coconception de produits d’assurance sur mesure pour couvrir les besoins de communautés. Constitution de communautés. Recherche d’assureurs pour porter les risques. (Note: Je ferai très prochainement un article suite à ma rencontre avec Thierry Delcupe et Julien Renauld)
    • Guard Time: Solutions blockchain pour limiter la fraude et améliorer la confiance et l’automatisation des décisions.
    • Boundlss: Utilisation de chatbot et d’intelligence artificielle destinée à encourager une amélioration des comportements de vie, Augmentation de l’engagement avec les assurés.

Contactez-moi si vous n’apparaissez pas encore dans le panorama insurtechs!

Otoconnect – L’intermédiaire des données du véhicule

otoconnect

Lorsque l’on s’intéresse aux objets connectés des véhicules, ou plus techniquement ce que l’on appelle la télématique, une problématique majeure apparait: l’exploitation des données! La startup Otoconnect s’intéresse à ce segment et travaille sur la mise à disposition de multiples connecteurs, autour d’une première cible, la portabilité des contrats dans le cadre du règlement RGPD. Continuer la lecture de « Otoconnect – L’intermédiaire des données du véhicule »

Revue de presse du 7 février 2018

revue de presse du 17 avril 2018

Voici un petit tour d’horizon des articles qui ont attiré mon attention et méritent d’apparaître dans la revue de presse du 7 février 2018!

Renforcer l’économie française par l’innovation digitale

Lien: Le blog de l’Institut Montaigne, un think tank plutôt libéral

Eric Chaney, le conseiller économique de l’Institut Montaigne revient sur les 5 leviers à exploiter pour permettre à la France de devenir un acteur de référence sur l’intelligence artificielle:

  • L’intelligence artificielle est indissociable de la notion d’innovation: elle mérite donc que l’on y consacre des efforts significatifs
  • Il ne s’agit pas tant de dompter les géants américains existants que de favoriser l’émergence des acteurs de référence de demain, il y a de la place à prendre.
  • L’école doit avoir un rôle prépondérant dans la préparation de la population à ces sujets: il s’agit alors de renforcer les formations scientifiques de base pour être leaders et pas seulement utilisateurs.
  • Les entreprises doivent s’emparer du sujet car la concurrence les y obligera! Il est inutile de vouloir stopper l’histoire, mieux vaut l’accompagner.
  • L’Etat, par la commande publique et la réglementation à un rôle à jouer.

Inutile de préciser que je suis totalement en phase avec ces idées ;-)!

Fintech school

Liens: https://www.fintechschool.com/p/insurtech-101.

Le site fintech school met à disposition un cours dédié au milieu des insurtechs. Celui-ci, proposé par Amilcar Chavarria propose 4 modules.

revue de presse du 7 février 2018

Malheureusement, cette offre n’est pas gratuite (50$). Je n’ai pas testé pour vous, mais ce type de proposition mérite réflexion.

 

Amazon se lance sur la santé

Lien: Le Monde.

L’annonce a fait grand bruit la semaine dernière: l’alliance Amazon / Warren Buffet et JP Morgan pour proposer une couverture santé aux salariés de JP Morgan.

Nombreux sont ceux qui considèrent ce mouvement comme un pas important d’Amazon. Toutefois, je rappelle deux points:

  • Dès qu’ils sortiront du strict périmètre des salariés de JP Morgan, ils entreront sur le marché avec grosso modo le même créneau qu’Oscar. Ils vont donc se frotter aux mêmes difficultés, à savoir la nécessité d’obtenir des autorisations par Etat, ce qui ralentit considérablement la pénétration du marché. Avoir un produit viable n’est pas suffisant aux Etats-Unis.
  • Le mouvement d’Amazon le plus attendu est celui qui se prépare à Londres à destination de l’Europe. Toutefois, le relatif manque d’ambition d’Amazon côté US tempère mes attentes. Affaire à suivre.

The event to be

Le Paris Fintech Forum a eu lieu la semaine dernière. Je n’ai malheureusement pas pu y participer faute de temps. J’attends un article de synthèse complet avant de partager cela ici.

Zelros: Augmenter l’humain par l’intelligence artificielle

augmenter l'humain par l'intelligence artificielle

On entend tout et n’importe quoi à propos des impacts à prévoir du développement de l’intelligence artificielle, de la destruction du travail jusqu’à la peur d’une sorte de grand remplacement. Si certaines de ces craintes ne sont pas inutiles, tentons d’apporter un peu de lumière sur ce terrain par l’exemple de Zelros, qui tente avec sa solution, non pas de le supprimer, mais plus intelligemment d’augmenter l’humain par l’intelligence artificielle.

Quelques erreurs sur l’intelligence artificielle

Il est indéniable que les intelligences artificielles (Note: je préfère le traiter au pluriel, du fait de la diversité des situations) sont d’une part en train de se structurer et de devenir de plus en plus performantes et d’autre part vont bouleverser notre quotidien. On ne compte plus les articles qui traitent de ce sujet, depuis les technologies en présence jusqu’aux impacts potentiels sur l’économie. Je voudrais revenir sur 2 idées qui me frappent couramment et que je considère comme des erreurs.

L’IA et l’emploi

On entend fréquemment dire que l’IA va faire disparaître l’emploi. Il s’agit ici de faire une distinction entre emploi, travail, et métier! Selon moi, il n’est pas question (dans un premier temps au moins) que l’IA fasse disparaître l’emploi, ni le travail, mais plutôt un certain nombre de métiers.

Prenons l’exemple de Fukoku Mutual Life Insurance qui, en déployant un robot Watson d’IBM a réduit significativement sa masse salariale. C’est en effet l’exemple le plus fréquemment utilisé. Watson est capable de réaliser un certain nombre de tâches qui constituaient jusqu’alors l’intégralité de certains métiers. Autrement dit, l’automatisation de ces tâches implique naturellement la disparition des métiers concernés.

Si les entreprises ne s’arrêtent qu’à une première lecture (strictement financière, au sens négatif du terme), elles peuvent supprimer les emplois associés. En revanche, c’est à mon sens un point de vue très court termiste, car les emplois vont plutôt avoir tendance à se transformer. Les chiffres indiquent plutôt que 60% des métiers de 2030 n’existent pas encore. On voit clairement que ces nouveaux métiers seront couverts par des emplois. Il existe toutefois une question de transition à gérer, et c’est pourquoi on ne cesse de répéter (et je le dis également à mes étudiants) qu’on ne cherche plus des gens bien formés, mais des gens capables d’apprendre!

Intelligence artificielle en opposition à intelligence humaine

Selon certains, l’IA serait nécessairement opposée à l’humain, qu’elle pourrait remplacer intégralement. Il est vrai de dire que la technologie va de plus en plus loin et qu’il est inquiétant de voir qu’elle est utilisée parfois à mauvais escient.

En revanche, je reste persuadé que l’intelligence émotionnelle d’un être humain restera nécessaire dans un certain nombre de relations humaines. Autrement dit, il ne s’agit pas d’envisager le remplacement de l’humain par la machine, mais bien de l’amélioration de l’humain par la technologie. Je parle d’amélioration intellectuelle et non de transhumanisme ici.

La solutions de Zelros

Zelros est une startup française. J’ai eu l’occasion de rencontrer son CEO Christophe Bourguignat lors de l’événément Insurection by April à Lyon en novembre 2017. J’avais été agréablement surpris par sa solution et les opportunités que cela peut ouvrir pour l’avenir.

L’humain augmenté

Pour faire simple et utiliser un exemple parlant, le postulat de Zelros gravite, dans un premier temps, autour du conseiller téléphonique. La démarche de réponse à un client par téléphone aujourd’hui réside essentiellement dans 2 aspects: les compétences et connaissances du conseiller, la rapidité des outils et la simplicité de navigation. Or, il s’avère fréquemment que le turn-over de ces équipes d’une part, ou les insuffisances des outils d’autres part, rendent difficile cet exercice.

Zelros propose alors d’améliorer l’information à disposition du conseiller en lui proposant des pistes en fonction:

  • de la situation du client: lors de l’appel, sa fiche client remonte en visibilité, et Zelros identifie des pistes de ventes additionnelles en fonction de situations apprises auprès d’autres clients
  • de l’historique du client: Zelros peut identifier que ce client a déjà appelé 3 fois en 3 jours et on peut supposer qu’il est mécontent, et peut en informer le téléconseiller pour lui proposer une démarche associée
  • des objectifs commerciaux de l’entreprise

Ce ne sont que quelques exemples, mais qui donnent une première idée de ce qui peut être fait. Il s’agit donc de proposer la prochaine « bonne action » à faire auprès d’un client en fonction de la probabilité de transformation / satisfaction autour de cette action.

Une interface extensible

Plus généralement, la technologie déployée par Zelros est plutôt bien pensée. En effet, elle s’appuie sur un certain nombre de connecteurs, d’API ou de web services vers des outils existants. Ainsi, il n’est pas utile de modifier en profondeur le SI existant pour exploiter cette technologie. Il est par ailleurs possible de progressivement connecter de nouvelles solutions pour étendre les compétences de l’outil.

De plus, l’outil peut être contacté par un simple messenger, qui se charge de mettre à disposition toutes les informations par une même interface!

Autrement dit, nous avons une possibilité ici d’augmenter nos salariés pour les faire monter en capacité de satisfaire les clients (à défaut de toujours pouvoir les faire monter en compétences).

Conclusion sur le principe d’augmenter l’humain par l’intelligence artificielle

La solution de Zelros commence à trouver une certaine reconnaissance et expertise sur le marché. Je ne doute pas que cela continue de décoller dans les mois à venir. La double intégration dans la Microsoft AI Factory de Station F et dans l‘incubateur Swave en janvier vont donner un coup d’accélérateur certain!

Ainsi, avant d’envisager l’intelligence artificielle comme source de tous les maux, il paraît sensé de s’intéresser à ses apports dans la vie quotidienne et comment elle nous permet d’être meilleurs dans ce que nous faisons.

La technologie reste avant tout un outil, et comme le silex qui a permis d’améliorer le processus de la chasse, l’IA permettra d’améliorer les processus de gestion!

Note: Je ne cherche pas à mettre sous silence les risques potentiels de l’intelligence artificielle à moyen ou long terme. J’estime qu’il faudra une réflexion globale et coordonnée. Le gouvernement a d’ailleurs mandaté sur le sujet Cédric Villani, l’un de nos experts français, qui se trouve en plus être député! Toutefois, il serait illusoire de penser que nous pouvons arrêter l’histoire. Il convient donc de l’accepter et de l’orienter du mieux que nous pouvons!