Panorama insurtechs – 5 février 2018

panorama insurtechs

La mise à jour de mon panorama insurtechs continue avec 13 ajouts le 5 février 2018. Vous trouverez la mise à jour ici. Ce sont désormais 136 startups qui sont documentées, provenant de 19 pays.

Ajouts au Panorama Insurtechs du 5 février 2018

Au menu des ajouts d’aujourd’hui:

  • Mi Compi: Comparateur d’assurance pour animaux de compagnie, Connaissance des besoins et inquiétudes des propriétaires d’animaux.
  • Traity: Garantie de réputation online, Améliore la confiance à donner à un utilisateur sur internet et réduit le risque de fraude en pénalisant le client concerné.
  • Brokalia: Assurance affinitaire de communautés, avec un premier produit destiné aux gestionnaires de parc immobilier.
  • Clicksurance: Création et distribution en ligne de produits sur-mesure.
  • Blue Yonder: Initialement dédiée au retail, cette solution d’intelligence artificielle, alliée au machine learning permet de proposer des prédictions d’offres, Optimisation de prix en direct.
  • Allo Media: Cookie vocal, Développer les ventes, Réduire le churn, Solution de Call Tracking Intelligent qui analyse et relie en temps réel le parcours client aux motifs d’appels entrants.
  • Bandboo: Assurance collaborative qui propose un cash-back sur la partie de prime non utilisée.
  • Insure Pal: Assurance collaborative fondée sur un système de recommandation, et supportée par une technologie blockchain.
  • Ezytrack: Solution de gestion de flottes via télématique embarquée.
  • Sentisum: Utilisation de l’intelligence artificielle, du machine learning pour améliorer l’expérience utilisateurs, réduire l’attrition et traiter intelligemment les moments de vie, Plateforme d’Insight as a service.
  • Jetty: Simplification de l’assurance habitation en s’intéressant au besoin intégral du client sur l’habitation, et notamment en contournant le dépôt de garantie.
  • Baloon: Souscription simplifiée pour s’adapter aux besoins des pays d’Afrique: 1 photo = 1 devis, 3 photos = 1 assurance.
  • Revolut: Assurance voyage et mobile simplifiée, bon marché et souscription rapide.

Contactez-moi si vous n’apparaissez pas encore dans le panorama insurtechs!

Inspeer.me et l’assurance collaborative affinitaire

assurance collaborative affinitaire

La startup inspeer.me se positionne sur le segment de l’assurance collaborative affinitaire. J’ai eu l’occasion d’avoir un échange téléphonique avec sa co-fondatrice, Emmanuelle Mury, il y a quelques temps. J’en profite pour vous en dire un peu plus sur son activité!

Un peu d’histoire

Inspeer.me a été lancé en 2015 autour d’un produit dédié à la mutualisation de la franchise d’assurance. Ce produit permettait, sans changer d’assureur et de contrat, de mutualiser sa franchise au sein d’un groupe. Indirectement, cela ouvrait la possibilité pour les assurés de renégocier avec leur assureur une franchise plus élevée.

L’offre a progressivement évolué, pour mieux s’adapter aux besoins des clients, et contourner les difficultés inhérentes à la notion de communauté d’une part, et celle de produit collaboratif d’autre part!

Trois questions identitaires autour de l’assurance affinitaire collaborative

Comment adresser la notion de communauté?

Un des premiers retours d’expérience d’Inspeer, est que la communauté ne se décrète pas! En clair, il ne suffit pas de montrer aux gens qu’ils ont un point commun, un intérêt commun ou des affinités pour qu’ils considèrent pertinent d’aligner leurs démarches!

assurance collaborative affinitaire

Ainsi, il est illusoire de penser que l’on peut laisser à l’assuré l’initiative de la démarche de rapprochement. La communauté ne se crée pas, il s’agit plutôt de mieux savoir segmenter les besoins existants pour y apporter une réponse pertinente! On se trouve à mi-chemin entre des offres grand public, de masse et peu différenciées, et des offres (ou surtout des tarifs) totalement individualisées. C’est tout le concept de l’assurance affinitaire, qui existe déjà, mais qu’il est désormais possible d’affiner.

Qu’est ce qu’un produit collaboratif?

Par la nature même de l’assurance, tous les produits sont « collaboratifs ». En effet, ils visent à mutualiser un risque! Dans le cas qui nous intéresse, les produits dits « collaboratifs » ont vocation:

  • Soit à effectuer cette mutualisation sur un groupe de personnes restreint et connu (une communauté par exemple). Dans ce cas, l’effet recherché est la volonté de ne pas payer pour des mauvais conducteurs par exemple, en mettant en avant la connaissance et la confiance en la dite communauté.
  • Soit de faire porter le risque différemment: partage de franchise par exemple (c’était le produit d’origine d’inspeer.me). Dans ce cas, il s’agit de pouvoir envisager la relation avec l’assureur de manière différente. C’est le même principe que de l’auto assurance ou de la conservation, mais on choisit de réassurer cette franchise au sein d’un groupe connu.

Dans la plupart des cas connus existants, cette notion de collaboratif va jusqu’au reversement de la part de prime perçue et non utilisée à des œuvres charitables. Je pense notamment à Lemonade dans ce cas, qui a poussé l’exercice le plus loin: cet argument incite selon lui les gens à faire attention et ne pas trop « consommer » l’assurance!

Quel sens peut-on donner à son produit d’assurance

Enfin, le dernier point soulevé par la démarche d’Inspeer.me est la notion du sens à donner à son produit d’assurance. En effet, les personnes qui pourraient être intéressées par la notion d’assurance collaboratives ont tendance à indiquer qu’elle souhaite que leur assurance ne soit pas juste un produit financier. Ces individus s’intéressent au rôle social et sociétal de leur action et sont souvent attirées par les entreprises du monde de l’économie sociale et solidaire.

Les perspectives d’Inspeer.me et de l’assurance collaborative affinitaire

Bref, côté Inspeer.me, forts de ces constats et de leur première expérience, les produits se sont améliorés. Ainsi, plutôt que de chercher à créer la communauté de toute pièce, ils sont partis d’usages communs qui supposaient l’existence d’une communauté (plus ou moins formalisée et constituée). Ainsi est née l’assurance pour les véhicules électriques.

En effet, les conducteurs de ce types de véhicules ne trouvaient pas d’assurance satisfaisante (mauvaise ou absence de couverture de la batterie par exemple) et ont des comportements similaires (plus prudents, pour préserver la batterie de ces véhicules et volonté d’exploiter ces véhicules au mieux).

Le produit a été co-construit sur et avec les réseaux sociaux, de manière participative, pour bien intégrer les besoins et les usages.

Le produit a été lancé en juillet 2017, il est donc trop tôt pour en tirer des enseignements, mais les premiers résultats sont plutôt encourageants.

Conclusion sur l’assurance collaborative affinitaire d’Inspeer

Dans la lignée de ce que j’écrivais il y a quelques temps, il apparaît que chercher à modifier le comportement pour le faire tenir dans une offre produit standardisée ne fonctionne pas. Quand bien même cette offre serait collaborative! Ainsi, c’est bien la spécialisation des offres pour être les plus ajustées possibles aux usages qui peut intéresser et changer la donne.

C’est en ce sens que j’indiquais dans mes 6 prédictions pour 2018 que la refonte des offres me semble nécessaire et souhaitable!

Inspeer a semble-t-il trouvé une piste intéressante à creuser, il reste à savoir s’il est possible (et comment) de trouver d’autres communautés pertinentes pour étendre l’activité.

Revue de presse du 22 janvier 2018

revue de presse du 7 février 2018

Voici un petit tour d’horizon des articles qui ont attiré mon attention et méritent d’apparaître dans la revue de presse du 22 janvier 2018!

La Poste lance l’application e-santé

revue de presse du 22 janvier 2018Lors du CES à Las Vegas, La Poste a lancé officiellement son offre e-santé pour tenter de se positionner sur le secteur.
Plus précisément, il s’agit d’un coffre fort, dit Espace Numérique Santé, qui contiendra toutes vos données de santé et sera accessible lorsque nécessaire par le corps médical.
Ce n’est pas la première démarche du type qui existe, mais force est de constater que La Poste a deux atouts de taille pour se lancer dans la bataille:

  • Une image de confiance et de proximité qui pourrait être un levier important par rapport à des acteurs plus fragiles (startups par exemple) qui proposent ce même type de services.
  • Un lien avec le coffre fort numérique Docapost, déjà éprouvé et approuvé comme étant un des acteurs de référence sur l’archivage pérenne des données, y compris de santé.

Pour en savoir plus, je vous invite à regarder la vidéo ci-dessous.

Baromètre des risques 2018 d’Allianz

Comme tous les ans, AGCS France (Allianz Global Corporate & Specialty) publie son top 10 des risques craints par les entreprises en France.

Comme l’an dernier les interruptions d’activités restent en tête, mais les risques cyber continuent leur progression: n°15 il y a 5 ans, n°3 l’an dernier, ils arrivent désormais n°2 du classement. 46% des répondants considèrent ce point comme important pour l’année à venir.

Note: Un article viendra prochainement sur la question, mais c’est une chose d’identifier ce risque, c’en est une autre de le traiter intelligemment. En matière d’assurance cyber, il y a pour moi 3 axes de travail: Prévention: pour limiter les intrusions Formation: La première vulnérabilité c’est l’humain Assurance: pour couvrir le risque résiduel en se protégeant du risque systémique

Les attentes des clients entreprises en termes de distribution d’assurance en ligne

La dernière étude de PwC, Global Digital Small Business Insurance Survey, apporte quelques éléments intéressants sur l’évolution des attentes en matière d’expérience client.

L’élément le plus intéressant est que, d’ici 5 ans, 48% des interrogés indiquent vouloir privilégier une souscription en ligne alors que seuls 24% l’ont fait lors de leur dernier changement. La synthèse indique toutefois que c’est peut-être faute d’offres. L’expérience client est véritablement en train de changer, y compris pour les clients entreprises.

Enfin, il s’agit également de monter en gamme sur le périmètre couvert en ligne et sur les services. En effet, la distribution / l’achat en ligne est une chose, mais les entreprises interrogées évoquent également la déclaration des sinistres (36%), le suivi des sinistres (55%) et les avenants (38%). Côté services, les conseils sur les risques (évoqués à 26%) ou l’usage d’objets connectés pour réduire la prime (évoqués à 47%), montrent que le digital va plus loin que le seul aspect internet.

Note: Siltea propose une offre de service dédiée à la distribution digitalisée pour mieux exploiter les moments de vie notamment via des solutions innovantes. N’hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus!

 

Gras Savoye – Les marchés de l’assurance 2018

marchés de l'assurance 2018

Le courtier Gras Savoye, appartenant au Groupe Willis Towers Watson, a publié en septembre 2017 une note de conjoncture intéressante sur la transformation des métiers de l’assurance 2018. Ils reviennent donc, par ligne business sur les tendances en cours.

Généralités

Globalement le marché de l’assurance français est plutôt stable:

  • Le marché mondial est en léger repli
  • La France reste un marché important (5ème acteur mondial), avec un peu plus de 200Mds d’euros de primes
  • L’assurance de personnes représente 75% de ce chiffre, et voit une progression des primes prévoyance
  • L’assurance de biens est sujette à une forte concurrence, et subissent une hausse importante de la sinistralité, qui affecte les résultats techniques. C’est dû notamment aux événements climatiques.

Dans le détail des marchés de l’assurance 2018

En bref

Vue la richesse du rapport, il est compliqué de le synthétiser, et je préfère vous suggérer de vous y référer si besoin est. Je préfère donc vous présenter le plan!

marchés de l'assurance 2018 marchés de l'assurance 2018

Chaque thématique est traitée selon 5 axes:

  • Capacité / Appétit
  • Prix
  • Franchises
  • Garanties
  • Souplesse

Quelques points essentiels à retenir

  • 3 alternatives au transfert de risques sont présentées:
    • Assurance structurée: qui permet de couvrir les conséquences sur plusieurs exercices des risques nouveaux ou complexes. (terrorisme, pandémies, grêves, etc.)
    • Assurance paramétrique: ou index-based insurance, dont j’ai déjà beaucoup parlé ici
    • Approche mutli-line / Multi-year: qui permet de réduire la volatilité
  • Les polices D&O (Dirigeants) continuent d’évoluer et de s’adapter à des risques très changeants. Le sur-mesure est de mise sur ce marché rentable et dynamique (nouvelles réglementations, risques cyber, etc qui accroissent les risques pour les dirigeants).
  • L’intérêt va croissant pour les garanties combinées fraude / cyber, bien que ces montages ne permettent pas toujours d’obtenir les meilleures propositions. Note: On comprend en creux que les clients cherchent à tout prix à se couvrir contre un risque méconnu, mais perçu comme critique.
  • Les produits Kidnap & Ransom sont en plein essor, du fait d’un contexte géopolitique international parfois hasardeux.

Conclusion: Mon avis

Ce rapport est une mine d’information, très technique, mais essentiel à une bonne compréhension de la complexité des risques lourds. A déconseiller sur la table de chevet, mais impérativement sous le coude!

En creux, on y voit apparaître, comme souvent, les produits d’assurance qui pourraient demain se généraliser. Les tendances observées, notamment sur le cyber, la fraude ou les aspects réglementaires sont en ce sens de bons indicateurs du futur.

Assurance, innovation et évolution comportementale

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Une conjonction d’éléments m’ont amené à réfléchir ces derniers temps sur le lien entre assurance, innovation et évolution comportementale ! Il est l’occasion de vous donner mon point de vue sur la question.

On considère souvent que l’assurance est réactive. En effet, elle réagit à des événements appelés sinistres pour indemniser la perte résiduelle.

Des campagnes, parfois célèbres (je pense à la prévention routiere), ont vocation à transformer les comportements en amont pour réduire les sinistres en aval. Pour l’assureur, c’est un investissement initial qui trouve son ROI dans la réduction des indemnisations. On est ici dans un modèle ou l’assureur est préventeur et non plus seulement indemnisateur.

Toutefois, beaucoup de débats ont lieu ces dernières années pour donner à l’assureur un rôle sociétal plus proactif en amont pour réduire les risques et donc changer les comportements. La télématique embarquée (avec les offres de Pay-How-You-Drive par exemple) à souvent été vue comme un moyen incitatif aux bonnes pratiques: si tu conduis mieux, je te fais payer moins cher. Idem pour les bracelets connectés de sante: si tu fais du sport, tu auras une réduction.

Toutefois, on constate que ces démarches ne fonctionnent pas toujours ou qu’elles ne sont pas efficaces. Cependant, ne dit-on pas « chassez le naturel il reviendra au galop »? L’enjeu est donc double:

  • Trouver de nouvelles solutions pour influencer les comportements.
  • Ajuster les offres pour mieux coller aux comportements individuels plutôt que vouloir standardiser les réponses.

Les nudges au service du changement comportemental

Contexte

Il ne vous aura sans doute pas échappé que le dernier prix Nobel d’économie (2017) à été attribué aux recherches sur L’économie dite comportementale. Pour en savoir plus, lisez ici. On appelle aussi cela la manipulation bienveillante.

assurance innovation et evolution comportementale
Page de garde du livre Guide de l’économie comportementale, téléchargeable gratuitement ici. Merci au passage à Yuri qui m’a offert le livre papier.

Je ne chercherai pas ici à détailler intégralement les possibilités offertes pour l’assurance, car cela mérite d’y réfléchir sérieusement. En attendant, je vous invite à lire le très bon article d’un de mes concurrents sur la question. Voici l’exemple cité:

Pour certaines assurances automobiles américaines, la déclaration du kilométrage réalisé dans l’année (n) conditionne la prime de l’année suivante (n+1). Le taux moyen de sous déclaration est estimé à 15% par rapport au Km réellement fait. Un Nudge a été testé pour tenter d’améliorer les déclarations. Au lieu de signer la déclaration sur l’honneur à la fin du document, les chercheurs l’ont mise sur l’entête du document, soit avant la déclaration. Ce simple changement entraîne une augmentation de 10% du nombre de Km déclarés, soit un gain pour l’assureur de 48$ par assurés. La simple réorganisation de la structure du document, de l’architecture de choix, permet de modifier le comportement de l’assuré et donc d’augmenter les revenus.

Quelques exemples de nudges pour l’assurance

Voici quelques exemples de nudges qui sont ou pourraient être pertinents pour l’assurance en fonction des objectifs:

  • Réduire les risques: L’incitation à mieux conduire.
    • La solution mise en œuvre par Liberty Mutual et relayée ici consiste en un mélange de gamification et d’information aux conducteurs. Grâce à la télématique embarquée, la solution permet à chacun de consulter ses informations de conduite et d’envisager comment mieux conduire et donc comment réduire sa prime, le taux de réduction s’actualisant en direct tous les jours pendant 3 mois avant d’être figé.
    • En poussant l’exercice en dehors du périmètre pur d’intervention de l’assureur, nous pouvons noter que le fait de tracer, sur la route, des bandes blanches de plus courtes donne l’impression d’aller plus vite et incite à ralentir sans même s’en rendre compte.
  • L’incitation à la souscription:
    • Une étude relayée dans l’ouvrage ci-dessus (London Economics et YouGov en 2013 pour la FCA) a montré l’impact de la présentation de l’offre d’assurance en parallèle d’un autre produit. C’est le cas par exemple lors de l’achat de l’assurance lors de l’achat du mobile ou de l’assurance annulation de séjour.

assurance innovation et evolution comportementale

Au delà de l’aspect éthique discutable, cela montre bien l’influence de la stratégie de distribution sur les choix des assurés.

  • Le choix des priorités: Last-mile problems (lire pour cela cet article et celui-là)
    • La décomposition des populations peut se faire en fonction d’une probabilité de souscription. En identifiant 3 segments (effort faible, moyen et fort) grâce à l’intelligence artificielle, on peut alors déterminer qui a la probabilité la plus forte de parcourir le dernier « mile » jusqu’à la souscription. Ces populations pour lesquels l’effort est faible se verront traité différemment pour recevoir, le moment venu, un petit coup de pouce! Cela peut prendre la forme d’un texto, d’un petit message sur l’écran ou d’un mail de bienvenue lors donnant le petit plus qui suffira à les convaincre.

Je reviendrai ultérieurement sur ces questions avec d’autres cas d’usage détaillés pour imaginer plus précisément comment utiliser ces méthodes.

Ajuster les offres

La plupart des offres actuelles sont très standardisées. Elle tiennent compte d’un besoin considéré comme identique pour tous les assurés. A l’heure de l’individualisation, pourquoi ne pourrait-on pas envisager d’adapter la couverture plus finement en fonction des risques véritables des assurés. J’entends déjà les réactions: « C’est le propre de notre métier », « Nous le faisons déjà », les contrats proposent des options et des choix de niveaux pour s’assurer en fonction de son besoin ». Très bien, mais en vrai, peut-on réfléchir autrement?

Le discours de Wilov est très intéressant sur ce point. La plupart des assurés auto conduisent moins de 50jours par an. Pourtant ils sont couverts à temps plein. En inventant le « Pay-When-You-Drive », leur postulat de départ est de ne faire payer les conducteurs que lorsqu’ils conduisent! Le prix n’est pas nécessairement beaucoup plus faible, en revanche, le ressenti de l’assuré est bien meilleur (sous réserve que l’expérience utilisateur soit au rdv bien sur!).

La démarche d’Inspeer va dans un sens similaire. Partant du postulat que changer le comportement est compliqué, Emmanuelle Mury et son équipe travaillent sur la notion de groupes affinitaires qui vont autour de l’usage. En clair, ils identifient des comportements similaires, et créent l’offre qui correspond. J’y reviendrai également dans un article dédié!

En bref, la notion d’offre est encore trop vue aujourd’hui comme unique, identique pour tous. En effet, les systèmes informatiques ne permettaient pas de déployer facilement et rapidement des variantes et la personnalisation, ou l’illusion de la personnalisation se faisait au niveau du marketing. Il est temps de passer à un niveau supérieur!

 

Et vous, qu’en pensez-vous? Quand commençons-nous à remettre vos offres à plat?

VEILLE – Ce que vous avez peut-être manqué en 2017

revue de presse du 7 février 2018

Ce que vous avez peut-être manqué, comme moi en 2017!

Si comme moi, vous suivez entre 50 et 70 sources d’informations (flux rss) au quotidien, sans compter les publications Linkedin et Twitter, il arrive parfois de ne plus savoir où donner de la tête.

Plus précisément, il arrive souvent de voir un article qui nous semblerait intéressant et de le garder pour plus tard. Or, ce plus tard ne vient que rarement et on se retrouve avec une petite pile d’articles à lire !

Pour ma part, ce blog a résolu la question sur la publication de rapports, qui restaient sur mon bureau en attente d’on ne sait quoi. Pour les articles, ce n’est pas tout à fait ça encore, et je me retrouve en cette fin 2017, avec une bonne cinquantaine d’articles sous le coude. En voici donc quelques-uns, que vous aurez peut-être manqué vous aussi !

La Tribune – Assurtech : une industrie disruptée, au bénéfice du client ?

Lien : https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/assurtech-une-industrie-disruptee-au-benefice-du-client-717687.html

Daniel Haguet, professeur de finance à l’EDHEC, que j’ai eu l’honneur d’avoir en cours il y a quelques (hum) années, revient sur le phénomène :

  • 75% des assureurs considèrent que leur industrie pourrait être disruptée
  • Le big data, en agrégeant des données, même hors de l’assurance, permet une personnalisation des offres
  • La distribution se développe en ligne, grâce à l’essor d’internet
  • Pour de nombreux acteurs, l’enjeu est dans la prise de participation dans ces structures, pour mettre à profit à la fois les avancées technologiques et les portefeuilles « captifs » de clients.

Note: Pour une sélection d’articles sur les stratégies des assureurs avec les insurtechs, c’est par ici!

Structuration des technologies et des forces en présence

Vu sur Twitter, mais malheureusement sans en noter la source, je le partage, car bien qu’incomplet sans légende, il me semble plus large dans son acception des technologies que beaucoup de rapports et panoramas actuels, y compris le mien !

ce que vous avez peut-être manqué

En voici un autre, qui donne un petit aperçu des enjeux à venir.

ce que vous avez peut-être manqué

Medium – Insurance prolicy as as smart contract

Lien: https://medium.com/aigang-network/insurance-policy-as-a-smart-contract-fully-automated-process-too-good-to-be-true-39c613c18d8d

Aigang Network fait un récapitulatif sur ce que seront demain les contrats d’assurance, grâce aux smart contracts. Mieux encore, plutôt qu’un long discours, ils en ont fait une démo, écrit le code autour d’une blockchain Ethereum (accessible sur github) et une appli pour le tester, ainsi qu’une vidéo, que voici:

Note: Pour une sélection d’articles sur la blockchain, c’est par ici!

Risk management – Investing in the insurtech toolbox

Lien: http://www.rmmagazine.com/2017/06/01/investing-in-the-insurtech-toolbox/

Un petit inventaire de solutions insurtechs qui répondent aux problématiques de risk management:

  • Understory weather
  • Safety culture
  • Security Scorecard
  • Risk IQ
  • CapeAnalytics
  • Cyence
  • Human Condition Safety
  • DAQRI Smart Helmet

Note: Pour retrouver mon panorama d’insurtechs, c’est par ici!

Blog Intercom – Machine learning is way easier than it looks

Lien: https://blog.intercom.com/machine-learning-way-easier-than-it-looks/?utm_content=buffer25695&utm_medium=social&utm_source=twitter.com&utm_campaign=buffer

Une fois n’est pas coutume, un article un peu technique, mais qui donne un exemple précis de ce que l’on peut faire avec du machine learning en 40 lignes de code. Franchement, c’est cadeau!

Note: Pour une sélection d’articles sur les intelligences artificielles, c’est par ici!

La revue du digital – Objets connectés de santé, la Sécurité sociale n’en perçoit pas la valeur ajoutée

Lien: http://www.larevuedudigital.com/objets-connectes-de-sante-la-securite-sociale-nen-percoit-pas-la-valeur-ajoutee/

Le titre est volontairement provocateur et surement un peu éloigné de la réalité, lorsque l’on connaît les réflexions en cours! Toutefois Laure Beyala, ingénieure en biomédical à Bichat, qui a publié un livre sur les objets connectés de santé, propose une vision intéressante de la question. Elle revient notamment sur des concepts clés: Rôle de la sécurité sociale, des assureurs, DMP, freins au développement, etc.

Note: Pour une sélection d’articles sur les objets connectés, c’est par ici!

P&C360 – Telematics in auto claims is inevitable

Lien: http://www.propertycasualty360.com/2016/08/18/telematics-in-auto-claims-is-inevitable?slreturn=1515504588

Cet article est totalement en phase avec mon opinion sur la télématique embarquée (voir mes prédictions pour 2018 ou encore ma note de conjoncture à ce sujet). Il revient sur ce qui peut être fait avec, et pourquoi l’usage de cette technologie pour les sinistres est inévitable!

Note: Pour une sélection d’articles sur la télématique, c’est par ici!

Insurance Thought leadership – Why  customer experience is key?

Lien: http://insurancethoughtleadership.com/why-customer-experience-is-key/

Cet article revient sur un concept que je considère essentiel! Les données, les processus, les technologies doivent être orientées autour du client et de ses besoins. C’est d’autant plus vrai à mesure que les objets connectés et leur milliards de données vont être de plus en plus accessibles dans les années à venir.

Note: Pour une sélection d’articles sur l’expérience utilisateur, c’est par ici!

Design thinking

Un visuel que j’aime bien sur le design thinking et la stratégie d’idéation que j’intègre de plus en plus dans mes réflexions car totalement liés à la notion d’innovation. Le fond ne pourrait se passer de la forme…

ce que vous avez peut-être manqué

 

LexisNexis – Bonnes pratiques des modèles prédictifs

bonnes pratiques des modèles prédictifs

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Lexis Nexis a publié cet été un livre blanc sur les bonnes pratiques des modèles prédictifs, ou plus précisément sur les étapes à suivre pour implémenter ce type de solutions.

Selon eux, 4 étapes sont nécessaires à une création de produit de ce type:

  • Ideation
  • Design et développement
  • Implémentation
  • Monitoring

Continuer la lecture de « LexisNexis – Bonnes pratiques des modèles prédictifs »

Insurance innovators – Le futur de l’assurance 2017

futur de l'assurance 2017

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Insurance Innovators (une émanation de Market Force, dont j’avais déjà fait l’écho ici d’un de leurs rapport sous le même titre) vient de publier le futur de l’assurance 2017 (Future of General Insurance Report 2017).

7 thèmes sont abordés (pour plus de lisibilité j’ai séparé en plusieurs pages):

  • Innovation et disruption
  • Un environnement réglementaire en pleine évolution
  • Le futur de la souscription et de la tarification
  • Les services à valeur ajoutée
  • Toucher la génération Millenial
  • L’assurance à l’ère de l’intelligence des Machines
  • La fraude dans un monde connecté.

Rédigé en partenariat avec le Chartered Insurance Institute, et sponsorisé par IBM, Sas et Smart Communications, ce rapport se veut générique, mais de qualité. Market Force considère que les assureurs sont prêts à innover et se transformer pour garder le rythme avec les assurtechs, mais que le rythme de la transformation est encore trop lent. Un conseil: Agir, et dès maintenant! Continuer la lecture de « Insurance innovators – Le futur de l’assurance 2017 »

Swiss Re – Revue globale de l’assurance 2017

revue globale de l'assurance 2017

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SwissRe vient de publier sa revue globale de l’assurance 2017 et ses prévisions 2018. Le document est accessible à ce lien (Global insurance review).

L’innovation est essentielle, mais pour identifier de nouvelles réponses, je reste persuadé qu’il faut bien comprendre l’état du marché actuel. Ce type de rapport est donc essentiel pour affiner la grille de lecture de ce qui se passe dans le monde qui nous entoure! D’autant plus lorsqu’ils donnent de précieux éléments de compréhension des solutions innovantes! Continuer la lecture de « Swiss Re – Revue globale de l’assurance 2017 »

ARTICLE – Réduction tarifaire et objets connectés

reduction tarifaire et objets connectes

Source : Policy Castle – Policy Castle annonce la première réduction tarifaire sur une police d’assurance habitation en utilisant des objets connectés dans la « smart home ». (PolicyCastle announces the first home insurance discounts for customers using smart home devices) – 17 octobre 2017 – Publication sur le site de l’assureur

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