Revue de presse du 15 janvier 2018

revue de presse du 17 avril 2018

Voici un petit tour d’horizon des articles qui ont attiré mon attention et méritent d’apparaître dans la revue de presse du 15 janvier 2018!

O’Reilly offre des livres sur la data et l’intelligence artificielle

Le fameux éditeur de livres sur les domaines de l’informatique met à disposition une bibliothèque de 80 de ses publications sur le big data, l’intelligence artificielle et les data science, publiés entre 2012 et 2016. Détail essentiel: le téléchargement est gratuit, en pdf, epub ou mobi.

N’oubliez pas: quand c’est gratuit, c’est vous le produit! O’reilly demande vos nom, prénom et mail pour télécharger, mais rien ne vous oblige à saisir les vrais…

revue de presse du 15 janvier 2018

Des accidents de la route pas si accidentels

Mathieu Grossetête est chercheur au centre universitaire de recherche sur l’action publique et le politique. Il nous propose dans le Monde Diplomatique une lecture tout à fait intéressante de l’accidentologie en voiture.

Il y apparaît que les politiques de préventions de la Sécurité Routière atteignent peut-être désormais leurs limites car elles sont mal ciblées! Ou quand l’art de l’analyse des données devient essentiel pour mieux maîtriser un phénomène, et le traiter correctement!

Article passionnant à lire, qui nous fait repenser la notion d’analyse des risques, la perception des événements. Enfin, cela nous invite tout simplement à changer de manière de penser.

revue de presse du 15 janvier 2018

Typologies de wearables

Evan Kirstel, l’un des leader d’opinion de la santé connectée nous propose un panorama des typologies d’objets connectés pour la santé. Celui-ci va un peu plus loin que l’habituel dichotomie montre et bracelet vs balance!

revue de presse du 15 janvier 2018

Deloitte: collaboration humain – machines

Un visuel d’une étude Deloitte, trouvé sur Twitter, donne une lecture intéressante de la relation symbiotique qui peut se développer entre humains et machines. Tout cela grâce au service du service rendu!

revue de presse du 15 janvier 2018

Axa et la télémédecine

Jacques de Peretti, CeO d’Axa en France a annoncé cette semaine le lancement de la télémédecine dans les entreprises et l’ouverture du service à des experts.

Le second service est l’extension du service actuel (que j’ai eu l’occasion de tester à titre personnel et qui est très bien). En revanche, le premier suppose des investissements majeurs et questionne autour du modèle choisi par Axa.

La question du danger, posé par Olivier Harmant, n’est à mon sens pas pertinente.

revue de presse du 15 janvier 2018

Cependant, quel est le retour sur investissement de ce modèle pour un assureur complémentaire? En effet, une téléconsultation à la charge de la complémentaire suppose une prise en charge de coûts supérieure à la part habituelle. Afin d’être intéressant financièrement, un tel service nécessite d’être soit moins cher que la consultation normale, soit de réduire les risques. Pour l’instant, la téléconsultation est vecteur d’image de marque et porteur d’une ligne de démarcation vis à vis de la concurrence. Toutefois, quand tout le monde le fera, il faudra envisager le business model qui va avec!

Enfin, cela ne devrait-il pas être le rôle d’une plateforme intermédiaire? Celle-ci mettrait à disposition ce service et chercherait l’assureur qui y répond. Au contraire ici, c’est porté directement par une assurance complémentaire? En creux, qu’est ce que cela dit de notre assurance santé publique? Un grand nombre de questions, peu de réponses pour l’instant!

Assurance, innovation et évolution comportementale

English version here


Une conjonction d’éléments m’ont amené à réfléchir ces derniers temps sur le lien entre assurance, innovation et évolution comportementale ! Il est l’occasion de vous donner mon point de vue sur la question.

On considère souvent que l’assurance est réactive. En effet, elle réagit à des événements appelés sinistres pour indemniser la perte résiduelle.

Des campagnes, parfois célèbres (je pense à la prévention routiere), ont vocation à transformer les comportements en amont pour réduire les sinistres en aval. Pour l’assureur, c’est un investissement initial qui trouve son ROI dans la réduction des indemnisations. On est ici dans un modèle ou l’assureur est préventeur et non plus seulement indemnisateur.

Toutefois, beaucoup de débats ont lieu ces dernières années pour donner à l’assureur un rôle sociétal plus proactif en amont pour réduire les risques et donc changer les comportements. La télématique embarquée (avec les offres de Pay-How-You-Drive par exemple) à souvent été vue comme un moyen incitatif aux bonnes pratiques: si tu conduis mieux, je te fais payer moins cher. Idem pour les bracelets connectés de sante: si tu fais du sport, tu auras une réduction.

Toutefois, on constate que ces démarches ne fonctionnent pas toujours ou qu’elles ne sont pas efficaces. Cependant, ne dit-on pas « chassez le naturel il reviendra au galop »? L’enjeu est donc double:

  • Trouver de nouvelles solutions pour influencer les comportements.
  • Ajuster les offres pour mieux coller aux comportements individuels plutôt que vouloir standardiser les réponses.

Les nudges au service du changement comportemental

Contexte

Il ne vous aura sans doute pas échappé que le dernier prix Nobel d’économie (2017) à été attribué aux recherches sur L’économie dite comportementale. Pour en savoir plus, lisez ici. On appelle aussi cela la manipulation bienveillante.

assurance innovation et evolution comportementale
Page de garde du livre Guide de l’économie comportementale, téléchargeable gratuitement ici. Merci au passage à Yuri qui m’a offert le livre papier.

Je ne chercherai pas ici à détailler intégralement les possibilités offertes pour l’assurance, car cela mérite d’y réfléchir sérieusement. En attendant, je vous invite à lire le très bon article d’un de mes concurrents sur la question. Voici l’exemple cité:

Pour certaines assurances automobiles américaines, la déclaration du kilométrage réalisé dans l’année (n) conditionne la prime de l’année suivante (n+1). Le taux moyen de sous déclaration est estimé à 15% par rapport au Km réellement fait. Un Nudge a été testé pour tenter d’améliorer les déclarations. Au lieu de signer la déclaration sur l’honneur à la fin du document, les chercheurs l’ont mise sur l’entête du document, soit avant la déclaration. Ce simple changement entraîne une augmentation de 10% du nombre de Km déclarés, soit un gain pour l’assureur de 48$ par assurés. La simple réorganisation de la structure du document, de l’architecture de choix, permet de modifier le comportement de l’assuré et donc d’augmenter les revenus.

Quelques exemples de nudges pour l’assurance

Voici quelques exemples de nudges qui sont ou pourraient être pertinents pour l’assurance en fonction des objectifs:

  • Réduire les risques: L’incitation à mieux conduire.
    • La solution mise en œuvre par Liberty Mutual et relayée ici consiste en un mélange de gamification et d’information aux conducteurs. Grâce à la télématique embarquée, la solution permet à chacun de consulter ses informations de conduite et d’envisager comment mieux conduire et donc comment réduire sa prime, le taux de réduction s’actualisant en direct tous les jours pendant 3 mois avant d’être figé.
    • En poussant l’exercice en dehors du périmètre pur d’intervention de l’assureur, nous pouvons noter que le fait de tracer, sur la route, des bandes blanches de plus courtes donne l’impression d’aller plus vite et incite à ralentir sans même s’en rendre compte.
  • L’incitation à la souscription:
    • Une étude relayée dans l’ouvrage ci-dessus (London Economics et YouGov en 2013 pour la FCA) a montré l’impact de la présentation de l’offre d’assurance en parallèle d’un autre produit. C’est le cas par exemple lors de l’achat de l’assurance lors de l’achat du mobile ou de l’assurance annulation de séjour.

assurance innovation et evolution comportementale

Au delà de l’aspect éthique discutable, cela montre bien l’influence de la stratégie de distribution sur les choix des assurés.

  • Le choix des priorités: Last-mile problems (lire pour cela cet article et celui-là)
    • La décomposition des populations peut se faire en fonction d’une probabilité de souscription. En identifiant 3 segments (effort faible, moyen et fort) grâce à l’intelligence artificielle, on peut alors déterminer qui a la probabilité la plus forte de parcourir le dernier « mile » jusqu’à la souscription. Ces populations pour lesquels l’effort est faible se verront traité différemment pour recevoir, le moment venu, un petit coup de pouce! Cela peut prendre la forme d’un texto, d’un petit message sur l’écran ou d’un mail de bienvenue lors donnant le petit plus qui suffira à les convaincre.

Je reviendrai ultérieurement sur ces questions avec d’autres cas d’usage détaillés pour imaginer plus précisément comment utiliser ces méthodes.

Ajuster les offres

La plupart des offres actuelles sont très standardisées. Elle tiennent compte d’un besoin considéré comme identique pour tous les assurés. A l’heure de l’individualisation, pourquoi ne pourrait-on pas envisager d’adapter la couverture plus finement en fonction des risques véritables des assurés. J’entends déjà les réactions: « C’est le propre de notre métier », « Nous le faisons déjà », les contrats proposent des options et des choix de niveaux pour s’assurer en fonction de son besoin ». Très bien, mais en vrai, peut-on réfléchir autrement?

Le discours de Wilov est très intéressant sur ce point. La plupart des assurés auto conduisent moins de 50jours par an. Pourtant ils sont couverts à temps plein. En inventant le « Pay-When-You-Drive », leur postulat de départ est de ne faire payer les conducteurs que lorsqu’ils conduisent! Le prix n’est pas nécessairement beaucoup plus faible, en revanche, le ressenti de l’assuré est bien meilleur (sous réserve que l’expérience utilisateur soit au rdv bien sur!).

La démarche d’Inspeer va dans un sens similaire. Partant du postulat que changer le comportement est compliqué, Emmanuelle Mury et son équipe travaillent sur la notion de groupes affinitaires qui vont autour de l’usage. En clair, ils identifient des comportements similaires, et créent l’offre qui correspond. J’y reviendrai également dans un article dédié!

En bref, la notion d’offre est encore trop vue aujourd’hui comme unique, identique pour tous. En effet, les systèmes informatiques ne permettaient pas de déployer facilement et rapidement des variantes et la personnalisation, ou l’illusion de la personnalisation se faisait au niveau du marketing. Il est temps de passer à un niveau supérieur!

 

Et vous, qu’en pensez-vous? Quand commençons-nous à remettre vos offres à plat?

VEILLE – Ce que vous avez peut-être manqué en 2017

revue de presse du 17 avril 2018

Ce que vous avez peut-être manqué, comme moi en 2017!

Si comme moi, vous suivez entre 50 et 70 sources d’informations (flux rss) au quotidien, sans compter les publications Linkedin et Twitter, il arrive parfois de ne plus savoir où donner de la tête.

Plus précisément, il arrive souvent de voir un article qui nous semblerait intéressant et de le garder pour plus tard. Or, ce plus tard ne vient que rarement et on se retrouve avec une petite pile d’articles à lire !

Pour ma part, ce blog a résolu la question sur la publication de rapports, qui restaient sur mon bureau en attente d’on ne sait quoi. Pour les articles, ce n’est pas tout à fait ça encore, et je me retrouve en cette fin 2017, avec une bonne cinquantaine d’articles sous le coude. En voici donc quelques-uns, que vous aurez peut-être manqué vous aussi !

La Tribune – Assurtech : une industrie disruptée, au bénéfice du client ?

Lien : https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/assurtech-une-industrie-disruptee-au-benefice-du-client-717687.html

Daniel Haguet, professeur de finance à l’EDHEC, que j’ai eu l’honneur d’avoir en cours il y a quelques (hum) années, revient sur le phénomène :

  • 75% des assureurs considèrent que leur industrie pourrait être disruptée
  • Le big data, en agrégeant des données, même hors de l’assurance, permet une personnalisation des offres
  • La distribution se développe en ligne, grâce à l’essor d’internet
  • Pour de nombreux acteurs, l’enjeu est dans la prise de participation dans ces structures, pour mettre à profit à la fois les avancées technologiques et les portefeuilles « captifs » de clients.

Note: Pour une sélection d’articles sur les stratégies des assureurs avec les insurtechs, c’est par ici!

Structuration des technologies et des forces en présence

Vu sur Twitter, mais malheureusement sans en noter la source, je le partage, car bien qu’incomplet sans légende, il me semble plus large dans son acception des technologies que beaucoup de rapports et panoramas actuels, y compris le mien !

ce que vous avez peut-être manqué

En voici un autre, qui donne un petit aperçu des enjeux à venir.

ce que vous avez peut-être manqué

Medium – Insurance prolicy as as smart contract

Lien: https://medium.com/aigang-network/insurance-policy-as-a-smart-contract-fully-automated-process-too-good-to-be-true-39c613c18d8d

Aigang Network fait un récapitulatif sur ce que seront demain les contrats d’assurance, grâce aux smart contracts. Mieux encore, plutôt qu’un long discours, ils en ont fait une démo, écrit le code autour d’une blockchain Ethereum (accessible sur github) et une appli pour le tester, ainsi qu’une vidéo, que voici:

Note: Pour une sélection d’articles sur la blockchain, c’est par ici!

Risk management – Investing in the insurtech toolbox

Lien: http://www.rmmagazine.com/2017/06/01/investing-in-the-insurtech-toolbox/

Un petit inventaire de solutions insurtechs qui répondent aux problématiques de risk management:

  • Understory weather
  • Safety culture
  • Security Scorecard
  • Risk IQ
  • CapeAnalytics
  • Cyence
  • Human Condition Safety
  • DAQRI Smart Helmet

Note: Pour retrouver mon panorama d’insurtechs, c’est par ici!

Blog Intercom – Machine learning is way easier than it looks

Lien: https://blog.intercom.com/machine-learning-way-easier-than-it-looks/?utm_content=buffer25695&utm_medium=social&utm_source=twitter.com&utm_campaign=buffer

Une fois n’est pas coutume, un article un peu technique, mais qui donne un exemple précis de ce que l’on peut faire avec du machine learning en 40 lignes de code. Franchement, c’est cadeau!

Note: Pour une sélection d’articles sur les intelligences artificielles, c’est par ici!

La revue du digital – Objets connectés de santé, la Sécurité sociale n’en perçoit pas la valeur ajoutée

Lien: http://www.larevuedudigital.com/objets-connectes-de-sante-la-securite-sociale-nen-percoit-pas-la-valeur-ajoutee/

Le titre est volontairement provocateur et surement un peu éloigné de la réalité, lorsque l’on connaît les réflexions en cours! Toutefois Laure Beyala, ingénieure en biomédical à Bichat, qui a publié un livre sur les objets connectés de santé, propose une vision intéressante de la question. Elle revient notamment sur des concepts clés: Rôle de la sécurité sociale, des assureurs, DMP, freins au développement, etc.

Note: Pour une sélection d’articles sur les objets connectés, c’est par ici!

P&C360 – Telematics in auto claims is inevitable

Lien: http://www.propertycasualty360.com/2016/08/18/telematics-in-auto-claims-is-inevitable?slreturn=1515504588

Cet article est totalement en phase avec mon opinion sur la télématique embarquée (voir mes prédictions pour 2018 ou encore ma note de conjoncture à ce sujet). Il revient sur ce qui peut être fait avec, et pourquoi l’usage de cette technologie pour les sinistres est inévitable!

Note: Pour une sélection d’articles sur la télématique, c’est par ici!

Insurance Thought leadership – Why  customer experience is key?

Lien: http://insurancethoughtleadership.com/why-customer-experience-is-key/

Cet article revient sur un concept que je considère essentiel! Les données, les processus, les technologies doivent être orientées autour du client et de ses besoins. C’est d’autant plus vrai à mesure que les objets connectés et leur milliards de données vont être de plus en plus accessibles dans les années à venir.

Note: Pour une sélection d’articles sur l’expérience utilisateur, c’est par ici!

Design thinking

Un visuel que j’aime bien sur le design thinking et la stratégie d’idéation que j’intègre de plus en plus dans mes réflexions car totalement liés à la notion d’innovation. Le fond ne pourrait se passer de la forme…

ce que vous avez peut-être manqué

 

Insurection by Groupe April: Compte Rendu

insurection by groupe april

English version here.


Le lundi 6 novembre 2017, le Groupe April a organisé l’événement Insurection, voulu comme le plus grand événement français dédié aux insurtechs. 300 personnes étaient présentes, et, dans le cadre de nos activités autour de l’innovation dans l’assurance, j’étais présent pour représenter Siltéa.

Retour sur cette journée, avec les éléments clés à retenir: les tables rondes et les startups présentes. Continuer la lecture de « Insurection by Groupe April: Compte Rendu »

BAIN – Fidélisation de l’assuré par les écosystèmes

fidélisation de l'assuré par les écosystèmes

English version here!


Le cabinet de conseil en stratégie Bain a publié en septembre son rapport annuel sur les consommateurs de produits d’assurance grand public (Auto, MRH, Santé et Vie). L’étude porte sur l’analyse internationale (20 pays) de 172000 clients, leur pratique, leurs comportements et s’intéresse en particulier à la fidélisation de l’assuré par les écosystèmes.

Plus précisément, l’objectif de Bain est d’analyser plus en détail ce dernier point. En effet, le postulat de départ est simple :

  • les clients changent en moyenne de contrat d’assurance tous les 3 à 6 ans
  • plus de moitié des assurés n’ont eu aucun contact, quel qu’il soit avec leur assureur dans les 12 derniers mois.

Ainsi, comment est-il possible d’exploiter le levier de la fidélité pour attirer ou retenir de nouveaux assurés. Continuer la lecture de « BAIN – Fidélisation de l’assuré par les écosystèmes »

Modéliser les risques santé avec Healthy health

Modéliser les risques santé

Luca Schnettler est un jeune entrepreneur installé à Londres. Il a fondé Healthy Health, une startup dédiée à modéliser les risques santé. Il a été interviewé cet été par Nigel Walsh dans le podcast 11.fs, et j’ai eu la chance de pouvoir lui parler par téléphone par la suite pour en savoir plus sur sa solution.

Dans la foulée de l’intérêt suscité par mon article sur les modèles prédictifs de la DREES, voici quelques points clés à retenir. Continuer la lecture de « Modéliser les risques santé avec Healthy health »

Frost and Sullivan – Blockchain Technology in Healthcare

blockchain technology in healthcare

Frost & Sullivan propose une infographie dédiée à la technologie Blockchain dans le cadre des soins de santé (« Blockchain technology in healthcare »). Cela fait partie d’une étude plus globale, payante, sur le sujet. L’objectif est de donner quelques éléments de compréhension autour de cette technologie, les acteurs en présence et quelques cas d’utilisation qui pourraient être pertinents. Continuer la lecture de « Frost and Sullivan – Blockchain Technology in Healthcare »

DREES – Les modèles prédictifs de santé

modeles predictifs

English version available here.

La DREES (Direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des statistiques) a publié en juillet 2017 un rapport « Etudes et Résultats » intitulé « L’essor des modèles prédictifs dans les systèmes de santé internationaux ». Il s’intéresse de près à ces nouvelles méthodes d’anticipation des événements relatifs au système de soins, associées à des techniques de scoring des individus selon la probabilité d’occurrence de risque de santé particuliers.

La quantité et la multiplication des données disponibles permettent aujourd’hui de développer des modèles statistiques performants d’analyse des risques. Ceux-ci ne sont plus uniquement appuyés sur des données simples comme l’âge ou le sexe de l’individu, mais peuvent prendre en compte de nombreux autres paramètres. Cela permet alors de mieux anticiper les risques de santé, mieux dimensionner le système de santé (pour les soins), mais aussi mieux réguler cet environnement. Par exemple, des actions de prévention peuvent être mises en place de manière ciblée et des méthodes de rémunération innovantes ou incitatives pour les acteurs peuvent être définies. Ceci se développe depuis une dizaine d’année au niveau international.

Continuer la lecture de « DREES – Les modèles prédictifs de santé »