UBS Assurtech Asie en mouvement

UBS Assurtech Asie en mouvement

Le Chief Investment Officer d’UBS a publié en fin 2017 un rapport « UBS Assurtech Asie en mouvement » (UBS – Insurtech Shifting Asia dans son titre originel). Le rapport est en anglais mais je vous en propose ci-dessous un relevé des points clés, et ce qu’il faut en retenir.

Points clés à retenir de UBS Assurtech Asie en mouvement:

  • L’Asie est l’un des marchés les moins couverts par l’assurance et où les perspectives de rattrapage sont énormes
  • Les insurtechs ont la possibilité de transformer ce marché plus qu’aucun autre. Elles pourraient générer par exemple jusqu’à 300milliards de dollars d’économies d’ici 2025.
  • La concurrence est rude sur le continent et force à améliorer la qualité de service ainsi qu’à trouver des critères de différenciation
  • Les clients vont être les grands gagnants de l’arrivée des insurtechs.
  • Les actions de prévention par l’incitation pourraient amener à des effets significatifs sur des portefeuilles risqués et donc des améliorations notoires au bénéfice de la société.

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ACPR – Révolution numérique de l’assurance

révolution numérique de l'assurance

L’ACPR, l’organe de référence du secteur de la banque et de l’assurance publie un rapport sur la révolution numérique de l’assurance. Ces équipes sont d’ordinaire plus habituées aux mises en garde et aux rappels à la réglementation. S’ils estiment nécessaire de publier à ce sujet, il est intéressant de se pencher sur le contenu de ce rapport, pour voir ce qu’il peut apporter à la discussion. Continuer la lecture de « ACPR – Révolution numérique de l’assurance »

Panorama insurtechs – 23 février 2018

panorama insurtechs

La mise à jour de mon panorama insurtechs continue avec 14 ajouts le 23 février 2018. Vous trouverez la mise à jour ici. Ce sont désormais 150 startups qui sont documentées, provenant de 21 pays.

Ajouts au Panorama Insurtechs du 23 février 2018

Au menu des ajouts d’aujourd’hui:

    • RiskGenius: Utilisation de l’intelligence artificielle pour mieux catégoriser le contenu des polices d’assurance, garantir une meilleure lecture et faciliter les opérations de souscription.
    • Go Bear: Moteur de comparaison de produits d’assurance sur du prix et de la qualité, enrichi avec un système de notation.
    • Codeoscopic: Fournisseur de solutions digitales dédiées au métier de l’assurance, Multi-tarificateur, Gestionnaire de risques dédié à Solvabilité 2.
    • Gistek Insurance solutions: Ensemble de solutions logicielles pour faciliter la gestion de contrats ou sinistres d’assurance, Automatisation de processus.
    • Numen: Fournisseur de solutions digitales dédiées à l’amélioration des processus assurance et à la gestion des triangles de sinistres.
    • Satisfi: Exploiter les données des clients pour effectuer automatiquement des préconisations grâce à de l’automatisation, de l’intelligence artificielle et des robots..
    • Captricity: Exploitation de la donnée pour augmenter les ventes, réduire les cycles de traitement ou proposer des souscriptions éclairs sans pertes sur la qualité de l’analyse de risque.
    • Ideeo: Courtage de contrats d’assurance, Rémunération définie avec le demandeur.
    • Addon-ACS: Analyse comportementale en temps réel des consommateurs, pendant le parcours de soin, Prévention et Amélioration du parcours de soin via un scoring des pratiques.
    • Aukazou: Gestion du sinistre Dégâts des eaux pour le compte de l’assuré.
    • Assurup: Assurance dédiée aux besoins spécifiques des startups.
    • Wizzas: Coconception de produits d’assurance sur mesure pour couvrir les besoins de communautés. Constitution de communautés. Recherche d’assureurs pour porter les risques. (Note: Je ferai très prochainement un article suite à ma rencontre avec Thierry Delcupe et Julien Renauld)
    • Guard Time: Solutions blockchain pour limiter la fraude et améliorer la confiance et l’automatisation des décisions.
    • Boundlss: Utilisation de chatbot et d’intelligence artificielle destinée à encourager une amélioration des comportements de vie, Augmentation de l’engagement avec les assurés.

Contactez-moi si vous n’apparaissez pas encore dans le panorama insurtechs!

Revue de presse du 7 février 2018

revue de presse du 9 mars 2018

Voici un petit tour d’horizon des articles qui ont attiré mon attention et méritent d’apparaître dans la revue de presse du 7 février 2018!

Renforcer l’économie française par l’innovation digitale

Lien: Le blog de l’Institut Montaigne, un think tank plutôt libéral

Eric Chaney, le conseiller économique de l’Institut Montaigne revient sur les 5 leviers à exploiter pour permettre à la France de devenir un acteur de référence sur l’intelligence artificielle:

  • L’intelligence artificielle est indissociable de la notion d’innovation: elle mérite donc que l’on y consacre des efforts significatifs
  • Il ne s’agit pas tant de dompter les géants américains existants que de favoriser l’émergence des acteurs de référence de demain, il y a de la place à prendre.
  • L’école doit avoir un rôle prépondérant dans la préparation de la population à ces sujets: il s’agit alors de renforcer les formations scientifiques de base pour être leaders et pas seulement utilisateurs.
  • Les entreprises doivent s’emparer du sujet car la concurrence les y obligera! Il est inutile de vouloir stopper l’histoire, mieux vaut l’accompagner.
  • L’Etat, par la commande publique et la réglementation à un rôle à jouer.

Inutile de préciser que je suis totalement en phase avec ces idées ;-)!

Fintech school

Liens: https://www.fintechschool.com/p/insurtech-101.

Le site fintech school met à disposition un cours dédié au milieu des insurtechs. Celui-ci, proposé par Amilcar Chavarria propose 4 modules.

revue de presse du 7 février 2018

Malheureusement, cette offre n’est pas gratuite (50$). Je n’ai pas testé pour vous, mais ce type de proposition mérite réflexion.

 

Amazon se lance sur la santé

Lien: Le Monde.

L’annonce a fait grand bruit la semaine dernière: l’alliance Amazon / Warren Buffet et JP Morgan pour proposer une couverture santé aux salariés de JP Morgan.

Nombreux sont ceux qui considèrent ce mouvement comme un pas important d’Amazon. Toutefois, je rappelle deux points:

  • Dès qu’ils sortiront du strict périmètre des salariés de JP Morgan, ils entreront sur le marché avec grosso modo le même créneau qu’Oscar. Ils vont donc se frotter aux mêmes difficultés, à savoir la nécessité d’obtenir des autorisations par Etat, ce qui ralentit considérablement la pénétration du marché. Avoir un produit viable n’est pas suffisant aux Etats-Unis.
  • Le mouvement d’Amazon le plus attendu est celui qui se prépare à Londres à destination de l’Europe. Toutefois, le relatif manque d’ambition d’Amazon côté US tempère mes attentes. Affaire à suivre.

The event to be

Le Paris Fintech Forum a eu lieu la semaine dernière. Je n’ai malheureusement pas pu y participer faute de temps. J’attends un article de synthèse complet avant de partager cela ici.

IRDES – Les ACO américains : des enseignements pour la France?

ACO américains

L’IRDES (Institut de Recherche et Documentation en Economie de la Santé) est un gip qui effectue de la recherche indépendante et produit des publications scientifiques. Ils s’adressent aux chercheurs et aux acteurs publics et privés des domaines de la santé et de la protection sociale. Il ont publié en avril 2017 un rapport d’analyse sur les ACO américains (Accountable Care Organization). Ce rapport s’intitule: L’expérience américaine des ACO: des enseignements pour la France?

Rappel d’organisation des ACO américains

Les ACO américains, mis en place dans la foulée de l’Obamacare en 2010 sont un ensemble d’environ 800 organismes intermédiaires, sous contrats publics ou privés et qui coordonnent des offreurs de soins. Ces Accountable Care Organization sont associés pour garantir la performance des traitements appliqués à leur patientèle de « tutelle ». Environ 15% des américains sont couverts par ce type de structure, soit 28millions de personnes.

Si l’assurance santé aux Etats-Unis diffère de la France quant aux types d’acteurs, les modalités d’accès aux soins sont globalement similaires. L’essentiel des soins ambulatoires est géré par des libéraux. Pour tout le reste, un tiraillement existe entre une notion de réseaux de soins d’un côté (Managed Care Organizations – MCO) et une volonté globale de favoriser la concurrence. Dans les deux cas, l’objectif recherché est une réduction des coûts.

Les ACO américains vont plus loin que la notion de MCO en intégrant une notion de qualité des soins au-delà du simple coût de ceux-ci. Tous les assureurs peuvent signer des contrats de ce type dans un but de se doter d’une gouvernance pour atteindre des objectifs de qualité et financiers communs. Il faut au minimum 5000 patients couverts, intégrer différents secteurs de soins ou bien encore prévoir différentes modalités de rémunérations. Côté prestataires de soins, il est tout à fait possible, tout en ayant signé un accord avec un ACO, de continuer à recevoir d’autres patients. La relation n’est pas exclusive. Si l’on rapproche cela du fonctionnement français, cela correspondrait à un réseau de soins, qui, en plus de négocier des tarifs, serait également co-responsable de la qualité de la prestation servie et de son efficacité.

La France, qui s’affiche comme pays de référence sur la qualité des soins, a-t-elle quelque chose à apprendre ou à s’approprier de ce modèle?

3 axes d’analyse

Les modalités de rémunération

Le principe de rémunération est essentiel dans le modèle, car c’est l’incitation majeure qui détermine le fonctionnement des ACO.

Plusieurs concepts complémentaires font partie du modèle:

  • La rémunération des actes: la première brique
  • La rémunération de la qualité: sur la base de scores ou de bonus / malus
  • Le partage des risques: par un système proche de la participation aux bénéfices

Puis, pour chacune de ces composantes, les modalités peuvent varier entre les différents acteurs. Par exemple, pour la rémunération des actes, 3 exemples sont cités: rémunération principale à l’acte, comme en France (la TAA), la capitation (tarification par « tête »), ou encore le principe d’un budget global réparti selon une clé de répartition à définir.

Au global, un certain nombre d’indicateurs sont utilisés et tiennent compte, la plupart du temps:

  • d’indicateurs de structure pour 10% du global,
  • de processus pour 70%
  • de résultats pour 20%.

Note: si un ACO peut techniquement travailler avec plusieurs assureurs, les modalités pratiques de facturation différentes dans tous les cas rendent cet exercice compliqué.

Quelles améliorations espérer?

Malgré un faible recul, 2 axes ont pu être observés et étudiés:

  • L’apport des ACO américains en termes de réduction de dépenses. Celle-ci est faible, mais réelle entre un système traditionnel, et un passage via ACO, sur 2 populations comparables. L’ordre de grandeur constaté est de 0,7% des dépenses. Note: Cela représente 67$ par américain, ce qui donne un coût annuel d’environ 10000$. Est-il raisonnable d’envisager les mêmes résultats en France?
  • Les gains de qualité: l’amélioration est variable. Pour le suivi des maladies chroniques, l’amélioration est significative, alors que pour les soins courants ou la prévention/dépistage, ce n’est pas le cas. Note: Instinctivement, on perçoit que les gains sont les plus importants lorsque l’on traite de volumes coûteux.

Quels leviers exploiter?

Plusieurs éléments ont été envisagés pour améliorer le fonctionnement, la coordination ou la qualité. Par exemple, cela concerne la sélection des membres ou des incitations. Cependant, plusieurs pistes sont formulées de manière plus poussées:

  • Des SI chaînés qui traitent l’intégralité du processus métier: ce point est déjà plutôt efficace en France, mais pas nécessairement aux Etats Unis.
  • L’identification proactive des patients ayant des besoins de dépenses importants. Je vous invite à relire à ce sujet cet article.
  • Le développement des care managers, (en France le case management), pour organiser et coordonner l’approche globale.
  • Des programmes de transition hopital ville
  • Des dépenses d’investissement dans le fonctionnement des structures avec éventuellement plus de salariat: On voit apparaître ce point en France, avec le même type de questionnement dans les déserts médicaux par exemple.

Mon avis sur les ACO américains

Il est évident qu’il y a un manque de recul pour effectuer un véritable retour d’expérience. Toutefois, on sent poindre ici un modèle d’organisation qui pourrait s’intégrer intelligemment dans la structure des frais de santé en France. Cela donnerait aux assureurs un rôle encore plus actif par rapport à cette activité en organisant des incitations. Nous sommes encore malheureusement un peu frileux dès que l’on touche ce sujet en France, mais les mentalités évoluent.

Sur la forme, il est regrettable que le document ne puisse être reproduit car le travail d’étude réalisé mériterait d’être plus partagé!

Revue de presse du 30 janvier 2018

revue de presse du 9 mars 2018

Voici un petit tour d’horizon des articles qui ont attiré mon attention et méritent d’apparaître dans la revue de presse du 30 janvier 2018!

Une expérimentation étonnante de la CPAM

Liens: L’article d’origine sur L’express, qui a fait des vagues, dont celle-ci dans Le monde.

La question des données personnelles et a fortiori des données de santé est ô combien sensible en France. Les acteurs du marché sont par ailleurs très focalisés sur ces questions dans un contexte d’arrivée du règlement RGPD. Pour autant, c’est le moment choisi par la Sécurité Sociale pour tenter une initiative réellement hors du commun. Pour tenter de lutter contre l’absentéisme, la Sécurité Sociale a communiqué à des entreprises, dont le taux d’absentéisme était 4 à 5 fois supérieur à la moyenne, les motifs des arrêts de travail, et en 1er lieu ceux liés aux TMS (Troubles musculo squelletiques) et ceux des RPS (Risques Psycho Sociaux).

L’objectif affiché, en accord avec les organisations syndicales, est d’inciter l’entreprise à s’interroger sur les pratiques, et d’envisager des solutions de prévention en amont.

Nous sommes ici dans une démarche très intéressante d’exploitation de données de santé à des fins de prévention! Le croisement des sources permet désormais ce type d’analyses, et il est intéressant de noter que la ni la CNIL, ni les syndicats ne se sont opposés à la démarche, ce qui montre la qualité de l’exercice!

Affaire à suivre d’ici quelques mois, avec les 1ers résultats de l’essai et une extension des entreprises concernées.

Extension de l’intelligence artificielle de Google à Paris

Liens: Articles de Jean-Christophe Gilbert, qui relaie les articles Engadget et Bloomberg.

A la suite de son passage à Paris sur la route de Davos, Sundar Pichai, pdg de Google a annoncé sa volonté de renforcer, à Paris, son équipe dédiée à l’intelligence artificielle. La France se positionne donc comme un véritable acteur en devenir sur le sujet.

Plus intéressant, il s’avère que l’offre de Google tend vers une offre Saas, sur étagère, destinée à être accessible à tout un chacun, même sans savoir coder. C’est l’objectif de Cloud AutoML vision (ML pour machine learning).

Note: Il y a un essai gratuit, je note dans ma todo d’aller faire un essai pour vous! Si vous avez un cas d’usage (pourquoi pas les photos de déclaration de sinistre) faisons le ensemble !

L’intelligence émotionnelle, ou le complément à l’intelligence artificielle

Lien: http://www.propertycasualty360.com

Un rappel sur ce qu’est l’intelligence émotionnelle et comment elle apparaît désormais essentielle! Dans un contexte où l’intelligence artificielle semble prendre de plus en plus de place, il est intéressant de suivre un sujet pour lequel le rôle de l’humain semble rester nécessaire!

The event to be

Novarica et l’IOT insurance observatory proposent un webinar sur leurs recherches le 28 février:

Inscriptions ici!

Revue de presse du 22 janvier 2018

revue de presse du 9 mars 2018

Voici un petit tour d’horizon des articles qui ont attiré mon attention et méritent d’apparaître dans la revue de presse du 22 janvier 2018!

La Poste lance l’application e-santé

revue de presse du 22 janvier 2018Lors du CES à Las Vegas, La Poste a lancé officiellement son offre e-santé pour tenter de se positionner sur le secteur.
Plus précisément, il s’agit d’un coffre fort, dit Espace Numérique Santé, qui contiendra toutes vos données de santé et sera accessible lorsque nécessaire par le corps médical.
Ce n’est pas la première démarche du type qui existe, mais force est de constater que La Poste a deux atouts de taille pour se lancer dans la bataille:

  • Une image de confiance et de proximité qui pourrait être un levier important par rapport à des acteurs plus fragiles (startups par exemple) qui proposent ce même type de services.
  • Un lien avec le coffre fort numérique Docapost, déjà éprouvé et approuvé comme étant un des acteurs de référence sur l’archivage pérenne des données, y compris de santé.

Pour en savoir plus, je vous invite à regarder la vidéo ci-dessous.

Baromètre des risques 2018 d’Allianz

Comme tous les ans, AGCS France (Allianz Global Corporate & Specialty) publie son top 10 des risques craints par les entreprises en France.

Comme l’an dernier les interruptions d’activités restent en tête, mais les risques cyber continuent leur progression: n°15 il y a 5 ans, n°3 l’an dernier, ils arrivent désormais n°2 du classement. 46% des répondants considèrent ce point comme important pour l’année à venir.

Note: Un article viendra prochainement sur la question, mais c’est une chose d’identifier ce risque, c’en est une autre de le traiter intelligemment. En matière d’assurance cyber, il y a pour moi 3 axes de travail: Prévention: pour limiter les intrusions Formation: La première vulnérabilité c’est l’humain Assurance: pour couvrir le risque résiduel en se protégeant du risque systémique

Les attentes des clients entreprises en termes de distribution d’assurance en ligne

La dernière étude de PwC, Global Digital Small Business Insurance Survey, apporte quelques éléments intéressants sur l’évolution des attentes en matière d’expérience client.

L’élément le plus intéressant est que, d’ici 5 ans, 48% des interrogés indiquent vouloir privilégier une souscription en ligne alors que seuls 24% l’ont fait lors de leur dernier changement. La synthèse indique toutefois que c’est peut-être faute d’offres. L’expérience client est véritablement en train de changer, y compris pour les clients entreprises.

Enfin, il s’agit également de monter en gamme sur le périmètre couvert en ligne et sur les services. En effet, la distribution / l’achat en ligne est une chose, mais les entreprises interrogées évoquent également la déclaration des sinistres (36%), le suivi des sinistres (55%) et les avenants (38%). Côté services, les conseils sur les risques (évoqués à 26%) ou l’usage d’objets connectés pour réduire la prime (évoqués à 47%), montrent que le digital va plus loin que le seul aspect internet.

Note: Siltea propose une offre de service dédiée à la distribution digitalisée pour mieux exploiter les moments de vie notamment via des solutions innovantes. N’hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus!

 

Gras Savoye – Les marchés de l’assurance 2018

marchés de l'assurance 2018

Le courtier Gras Savoye, appartenant au Groupe Willis Towers Watson, a publié en septembre 2017 une note de conjoncture intéressante sur la transformation des métiers de l’assurance 2018. Ils reviennent donc, par ligne business sur les tendances en cours.

Généralités

Globalement le marché de l’assurance français est plutôt stable:

  • Le marché mondial est en léger repli
  • La France reste un marché important (5ème acteur mondial), avec un peu plus de 200Mds d’euros de primes
  • L’assurance de personnes représente 75% de ce chiffre, et voit une progression des primes prévoyance
  • L’assurance de biens est sujette à une forte concurrence, et subissent une hausse importante de la sinistralité, qui affecte les résultats techniques. C’est dû notamment aux événements climatiques.

Dans le détail des marchés de l’assurance 2018

En bref

Vue la richesse du rapport, il est compliqué de le synthétiser, et je préfère vous suggérer de vous y référer si besoin est. Je préfère donc vous présenter le plan!

marchés de l'assurance 2018 marchés de l'assurance 2018

Chaque thématique est traitée selon 5 axes:

  • Capacité / Appétit
  • Prix
  • Franchises
  • Garanties
  • Souplesse

Quelques points essentiels à retenir

  • 3 alternatives au transfert de risques sont présentées:
    • Assurance structurée: qui permet de couvrir les conséquences sur plusieurs exercices des risques nouveaux ou complexes. (terrorisme, pandémies, grêves, etc.)
    • Assurance paramétrique: ou index-based insurance, dont j’ai déjà beaucoup parlé ici
    • Approche mutli-line / Multi-year: qui permet de réduire la volatilité
  • Les polices D&O (Dirigeants) continuent d’évoluer et de s’adapter à des risques très changeants. Le sur-mesure est de mise sur ce marché rentable et dynamique (nouvelles réglementations, risques cyber, etc qui accroissent les risques pour les dirigeants).
  • L’intérêt va croissant pour les garanties combinées fraude / cyber, bien que ces montages ne permettent pas toujours d’obtenir les meilleures propositions. Note: On comprend en creux que les clients cherchent à tout prix à se couvrir contre un risque méconnu, mais perçu comme critique.
  • Les produits Kidnap & Ransom sont en plein essor, du fait d’un contexte géopolitique international parfois hasardeux.

Conclusion: Mon avis

Ce rapport est une mine d’information, très technique, mais essentiel à une bonne compréhension de la complexité des risques lourds. A déconseiller sur la table de chevet, mais impérativement sous le coude!

En creux, on y voit apparaître, comme souvent, les produits d’assurance qui pourraient demain se généraliser. Les tendances observées, notamment sur le cyber, la fraude ou les aspects réglementaires sont en ce sens de bons indicateurs du futur.

Revue de presse du 15 janvier 2018

revue de presse du 9 mars 2018

Voici un petit tour d’horizon des articles qui ont attiré mon attention et méritent d’apparaître dans la revue de presse du 15 janvier 2018!

O’Reilly offre des livres sur la data et l’intelligence artificielle

Le fameux éditeur de livres sur les domaines de l’informatique met à disposition une bibliothèque de 80 de ses publications sur le big data, l’intelligence artificielle et les data science, publiés entre 2012 et 2016. Détail essentiel: le téléchargement est gratuit, en pdf, epub ou mobi.

N’oubliez pas: quand c’est gratuit, c’est vous le produit! O’reilly demande vos nom, prénom et mail pour télécharger, mais rien ne vous oblige à saisir les vrais…

revue de presse du 15 janvier 2018

Des accidents de la route pas si accidentels

Mathieu Grossetête est chercheur au centre universitaire de recherche sur l’action publique et le politique. Il nous propose dans le Monde Diplomatique une lecture tout à fait intéressante de l’accidentologie en voiture.

Il y apparaît que les politiques de préventions de la Sécurité Routière atteignent peut-être désormais leurs limites car elles sont mal ciblées! Ou quand l’art de l’analyse des données devient essentiel pour mieux maîtriser un phénomène, et le traiter correctement!

Article passionnant à lire, qui nous fait repenser la notion d’analyse des risques, la perception des événements. Enfin, cela nous invite tout simplement à changer de manière de penser.

revue de presse du 15 janvier 2018

Typologies de wearables

Evan Kirstel, l’un des leader d’opinion de la santé connectée nous propose un panorama des typologies d’objets connectés pour la santé. Celui-ci va un peu plus loin que l’habituel dichotomie montre et bracelet vs balance!

revue de presse du 15 janvier 2018

Deloitte: collaboration humain – machines

Un visuel d’une étude Deloitte, trouvé sur Twitter, donne une lecture intéressante de la relation symbiotique qui peut se développer entre humains et machines. Tout cela grâce au service du service rendu!

revue de presse du 15 janvier 2018

Axa et la télémédecine

Jacques de Peretti, CeO d’Axa en France a annoncé cette semaine le lancement de la télémédecine dans les entreprises et l’ouverture du service à des experts.

Le second service est l’extension du service actuel (que j’ai eu l’occasion de tester à titre personnel et qui est très bien). En revanche, le premier suppose des investissements majeurs et questionne autour du modèle choisi par Axa.

La question du danger, posé par Olivier Harmant, n’est à mon sens pas pertinente.

revue de presse du 15 janvier 2018

Cependant, quel est le retour sur investissement de ce modèle pour un assureur complémentaire? En effet, une téléconsultation à la charge de la complémentaire suppose une prise en charge de coûts supérieure à la part habituelle. Afin d’être intéressant financièrement, un tel service nécessite d’être soit moins cher que la consultation normale, soit de réduire les risques. Pour l’instant, la téléconsultation est vecteur d’image de marque et porteur d’une ligne de démarcation vis à vis de la concurrence. Toutefois, quand tout le monde le fera, il faudra envisager le business model qui va avec!

Enfin, cela ne devrait-il pas être le rôle d’une plateforme intermédiaire? Celle-ci mettrait à disposition ce service et chercherait l’assureur qui y répond. Au contraire ici, c’est porté directement par une assurance complémentaire? En creux, qu’est ce que cela dit de notre assurance santé publique? Un grand nombre de questions, peu de réponses pour l’instant!