Deloitte – Vers de nouveaux modèles assurantiels

Le cabinet Deloitte a récemment publié une petite, mais néanmoins intéressante, note d’analyse intitulée « Vers de nouveaux modèles assurantiels« .

L’environnement assurantiel est en pleine mutation. Il est contraint à la modernisation et à l’intégration de nombreuses innovations. Ainsi, il est légitime de s’interroger sur l’évolution à venir de l’assurance en elle-même. Plus spécifiquement, le focus proposé ici par Deloitte ici s’interroge sur l’apparition de nouveaux modèles assurantiels, ou a minima sur la transformation des modèles existants.

En toile de fond, c’est tout l’équilibre des offres, de la relation client, des biens ou services assurés qui sont remis en question. De nouvelles sources de revenus ou d’approche de redistribution de revenus sont également en jeu.

Vers de nouveaux modèles assurantiels

5 modèles sont envisagés.

Modèle traditionnel

L’assureur porte le risque et distribue le produit. Il gère les contrats et les sinistres. Le modèle évolue progressivement en intégrant quelques innovations comme la télématique ou le « pay-how-you-drive » afin d’affiner l’analyse du risque, et donc la prime sous-jacente.

Assurance affinitaire

Ce modèle existe déjà depuis longtemps et est bien intégré dans la distribution actuelle. Il couvre des groupes d’individus aux caractéristiques équivalentes. Ce type d’offre est intégré par un tiers qui distribue et gère la souscription et la relation client. Cela permet une gestion de l’expérience utilisateur différente et souvent améliorée par l’association avec le bien / risque couvert.

Assurance de communautés

L’objectif ici est de couvrir une communauté d’individus partageant les mêmes centres d’intérêts. L’assurance individuelle s’efface au profit de la communauté. Chacun étant protégé par ses pairs. (Note: il y a ici à mon sens une certaine imprécision dans la formulation par Deloitte. Ce modèle consiste pour moi en une assurance de la communauté par la communauté. Ainsi, c’est le cas de l’assurance peer-to-peer par exemple, mais la frontière avec le modèle suivant n’est pas très claire).

Auto-assurance

Le principe de base est que le client fait un arbitrage et ne s’assure pas, estimant que le coût est supérieur au risque qu’il encourt, et est prêt à supporter lui-même le risque. Cela évolue progressivement vers un partage du risque entre des groupes très restreints, mis en relation via des plateformes. C’est donc la mutualisation d’un risque par une épargne de groupe. Il repose sur un principe de confiance entre les individus qui s’auto-assurent, qui doivent considérer que l’autre ne va pas faire s’effondrer le modèle ou coûter trop. Le quantified-self est un bon argument pour prouver sa bonne foi!

Les plateformes de services pilotées par l’assureur

Ce modèle n’existe pas ou peu aujourd’hui, et pourtant, il ambitionne de révolutionner la manière de vendre l’assurance demain. Il repositionne le produit d’assurance au sein d’un écosystème global du quotidien de l’assuré, qui intègre tous les éléments dont celui-ci a besoin.

nouveaux modèles assurantiels

En bref

En conclusion, si l’on ne voit pas trop la distinction entre les modèle 3 et 4, force est de constater que la question des plateformes de services revient une nouvelle fois sur le devant de la scène et semble être l’un des relais de croissance à ne pas manquer pour l’avenir.

D’autres lectures d’études Deloitte ici (sur l’assurance automobile connectée) ou ici (étude santé 2017).

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